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Alternatives européennes à Microsoft Teams : le guide

Rédigé par Wire | 27.10.2026

Une alternative européenne à Microsoft Teams est une plateforme de messagerie, d'appels, de réunions et de partage de fichiers, éditée par un acteur européen, qui laisse à l'organisation la maîtrise de sa juridiction, de son hébergement et de ses clés de chiffrement.

Le sujet n'est plus théorique : en janvier 2026, le gouvernement français a annoncé que l'État remplacerait Teams et Zoom par son outil Visio d'ici 2027, et le directeur des affaires publiques et juridiques de Microsoft France a reconnu devant le Sénat, en juin 2025, ne pas pouvoir garantir que des données de citoyens français ne seraient jamais transmises aux autorités américaines. Pour les organisations privées, la question est de savoir quoi remplacer, par quoi, et dans quel ordre. Dans ce guide, nous verrons :

  • pourquoi les organisations européennes repensent leur dépendance à Teams, au-delà de la seule conformité ;
  • ce que recouvre vraiment un remplacement de Teams : cinq usages, pas un seul ;
  • les principales alternatives européennes, par usage, avec leurs limites ;
  • l'approche hybride qui permet d'avancer sans tout migrer, en commençant par vos échanges sensibles.

Pour découvrir comment Wire sur Cloud Temple complète Teams pour vos échanges sensibles, échangez avec notre équipe.

L'essentiel

  • La conformité n'est pas la souveraineté : un outil peut respecter le RGPD et rester soumis à une juridiction étrangère.
  • Teams couvre cinq usages (conversations, appels et réunions, fichiers, équipes et canaux, intégrations Microsoft 365) : le remplacer demande souvent plusieurs outils.
  • Les alternatives se choisissent selon l'usage : Wire, Element, Twake ou Threema pour la messagerie ; Tixeo, Jitsi ou Nextcloud Talk pour les réunions ; openDesk ou Nextcloud Hub pour une suite.
  • Une approche hybride permet de garder Microsoft 365 pour la productivité et de réserver une plateforme chiffrée aux échanges sensibles et à la crise.
  • Wire sur Cloud Temple : déployez la messagerie sécurisée Wire sur une infrastructure qualifiée SecNumCloud par l'ANSSI.

Pourquoi l'Europe repense-t-elle Microsoft Teams ?

Trois mouvements se combinent : l'exposition aux lois extraterritoriales, la limite des garanties de conformité et, depuis 2025, une décision de concurrence qui facilite la sortie.

Un éditeur américain reste soumis au droit américain

Même lorsque les données sont hébergées en Europe, un fournisseur relevant de la juridiction américaine reste soumis au CLOUD Act, qui permet aux autorités des États-Unis d'exiger les données qu'il détient. Le mécanisme est détaillé dans notre article sur le CLOUD Act. La question pour une organisation n'est donc plus de savoir si Microsoft 365 respecte le RGPD, mais s'il peut garantir son indépendance numérique.

Le saviez-vous ?
Le 10 juin 2025, lors d'une audition au Sénat, le directeur des affaires publiques et juridiques de Microsoft France a reconnu, sous serment, ne pas pouvoir garantir que des données de citoyens français ne seraient jamais transmises aux autorités américaines sans l'accord de la France. Pour comprendre l'enjeu de juridiction, consultez notre guide de la souveraineté du cloud.

La conformité n'est pas la souveraineté

Le Contrôleur européen de la protection des données (CEPD) a enquêté dès 2021 sur l'usage de Microsoft 365 par la Commission européenne. Par une décision du 8 mars 2024, il a constaté des manquements sur la limitation des finalités, les transferts internationaux et les divulgations non autorisées. Après des changements techniques et organisationnels, il a clos la procédure en juillet 2025.

L'épisode montre qu'une grande institution peut obtenir des garanties contractuelles et techniques renforcées. Il ne dit pas que la question de la juridiction applicable à l'éditeur a disparu : c'est ce que cherchent à trancher les organisations qui veulent réduire leur dépendance. L'enquête portait sur Microsoft 365 dans son ensemble, et non sur Teams seul.

Une décision de concurrence qui facilite la sortie

Teams relève aussi du droit de la concurrence. Après des plaintes déposées à partir de 2023, la Commission européenne a estimé que Microsoft avait lié Teams à ses suites Office 365 et Microsoft 365. Le 12 septembre 2025, elle a rendu contraignants des engagements de Microsoft : proposer aux clients de l'EEE des suites sans Teams à un prix plus bas, permettre l'interopérabilité avec les outils concurrents et faciliter la portabilité des données, comme le détaille le texte des engagements. Cette décision ne concerne pas la protection des données, mais elle ouvre une voie concrète : conserver Word, Excel ou Outlook sans payer Teams, et confier la communication à un autre outil.

Le chiffrement de Teams a des limites

Dans Teams, le chiffrement de bout en bout reste limité aux appels individuels, désactivé par défaut, et aux réunions organisées avec une licence Teams Premium. Les conversations écrites ne sont pas chiffrées de bout en bout : le fournisseur y a techniquement accès. Pour des échanges sensibles, c'est un critère décisif.

L'État français montre la voie

Le 26 janvier 2026, le gouvernement a annoncé que Visio, l'outil de visioconférence développé par la DINUM, remplacera Teams, Zoom et les autres outils non européens dans tous les services de l'État d'ici 2027. Testé depuis un an, il comptait environ 40 000 utilisateurs réguliers, et il est hébergé par Outscale sur une infrastructure qualifiée SecNumCloud. Visio fait partie de La Suite numérique, réservée aux agents publics : les entreprises doivent se tourner vers d'autres solutions, présentées plus bas.

Que remplace-t-on quand on remplace Teams ?

Teams n'est pas un outil, c'est un assemblage. Avant de comparer des produits, identifiez les usages que vous voulez réellement remplacer.

Usage dans Teams

Ce que vous utilisez

Alternatives européennes

Point de vigilance

Conversations et groupes

Chat un à un, groupes, notifications

Wire, Element, Twake Chat, Threema Work, Olvid

Chiffrement de bout en bout par défaut, gouvernance des membres

Appels et réunions

Visio, partage d'écran, enregistrement

Tixeo, Jitsi Meet, Nextcloud Talk, Wire

Chiffrement des réunions de groupe, invités externes

Fichiers et documents

Partage, co-édition

Nextcloud, Pydio Cells, Proton Drive, kDrive ; Collabora, Euro-Office, CryptPad

Compatibilité avec les formats Microsoft

Équipes et canaux

Espaces par projet ou par service

Element, Twake, openDesk, Nextcloud Hub

Migration de l'historique, habitudes des utilisateurs

Intégrations Microsoft 365

Calendrier Outlook, SharePoint, Power Automate

Intégration SSO et annuaire ; interopérabilité prévue par les engagements de 2025

Complexité d'intégration, premier frein cité dans les enquêtes

Dans l'enquête menée par Wire en 2025 auprès de dirigeants de la tech et des politiques publiques en Europe, la résistance des utilisateurs (63 %) et la complexité d'intégration (58 %) arrivent en tête des freins à l'abandon des outils américains, devant le manque de visibilité des alternatives. Ces résultats, tirés d'un échantillon restreint, sont indicatifs ; ils sont présentés dans l'état de la souveraineté numérique en Europe. Ils rappellent surtout que l'adoption compte autant que la technologie.

Quels critères pour choisir une alternative européenne à Teams ?

Une vraie alternative va au-delà de la reproduction des fonctions de chat, de visioconférence et de partage de fichiers. Sept critères permettent de comparer.

1. La juridiction de l'éditeur, pas seulement l'hébergement

Stocker les données dans l'Union ne suffit pas : un éditeur soumis au droit américain reste exposé, quel que soit le lieu d'hébergement. Vérifiez l'éditeur, ses actionnaires, l'opérateur et les sous-traitants. En France, la qualification SecNumCloud délivrée par l'ANSSI identifie des offres cloud qui visent à protéger les données sensibles face aux lois extraterritoriales.

2. Le chiffrement de bout en bout par défaut

Messages, appels, fichiers et réunions doivent être protégés par défaut, sans option, et lisibles uniquement par les participants. Dans l'enquête de Wire, 84 % des répondants citent le chiffrement de bout en bout parmi leurs priorités, ce qui en fait le premier critère mentionné.

3. L'open source et les standards ouverts

Un code ouvert peut être audité, et des standards ouverts (Matrix, MLS, formats OpenDocument) facilitent l'interopérabilité et la sortie. Dans la même enquête, 63 % des répondants jugent l'open source critique pour leur stratégie de souveraineté. Notre comparatif des messageries instantanées open source applique cette grille.

4. Une architecture zero trust et une gouvernance d'entreprise

Aucun utilisateur ni appareil n'est digne de confiance par défaut : authentification multifacteur, accès fondé sur les rôles, principe du moindre privilège, authentification unique et provisionnement des comptes. C'est ce qui permet à l'organisation de démontrer qui accède à quoi.

5. L'identification des membres internes, externes et invités

Teams est très utilisé avec des partenaires externes. Une alternative doit permettre d'inviter sans compte complet, avec un statut visible de tous, pour limiter les ajouts par erreur.

6. L'intégration et la simplicité d'usage

Annuaire, authentification unique, calendrier : l'alternative doit s'intégrer à votre environnement et être aussi simple que l'outil qu'elle remplace, faute de quoi les équipes y reviendront.

7. La réversibilité

Formats ouverts, exports complets, API : changer de fournisseur doit rester possible. Les engagements de 2025 de Microsoft sur la portabilité et l'interopérabilité vont dans ce sens, sans remplacer un plan de sortie.

Le conseil Wire
Évaluez chaque solution avec la même grille et testez-la avec de vrais utilisateurs, y compris des partenaires externes. Wire sur Cloud Temple associe un chiffrement de bout en bout par défaut à une infrastructure qualifiée SecNumCloud par l'ANSSI. Pour comparer les messageries sur ces critères, consultez notre comparatif des messageries sécurisées pour entreprises.

Quelles sont les principales alternatives européennes à Microsoft Teams ?

Aucune solution ne reproduit à elle seule tous les usages de Teams. Voici les principales options, par usage, avec leur origine et leurs limites. Pour une vue plus large, consultez notre guide des alternatives européennes aux géants de la tech.

Messagerie d'équipe et appels

Wire sur Cloud Temple (éditeur européen)

Wire est une plateforme de collaboration sécurisée conçue pour les entreprises, les administrations et les secteurs réglementés. Elle réunit messagerie, appels, visioconférences et partage de fichiers, avec un chiffrement de bout en bout par défaut sur la base du standard MLS, une fédération entre organisations et une administration centralisée. Elle est open source, proposée en cloud, sur site ou en mode hybride, et plusieurs ministères allemands l'utilisent, selon l'éditeur. En France, avec Wire sur Cloud Temple, elle est déployée sur l'infrastructure de Cloud Temple, qualifiée SecNumCloud par l'ANSSI.

Point d'attention : Wire est conçu pour des organisations soumises à des exigences formelles de sécurité ou de conformité. Une petite équipe sans obligation particulière n'aura pas forcément besoin de ce niveau de gouvernance.

Element et le protocole Matrix (Royaume-Uni)

Element et le protocole Matrix est le client de référence de Matrix, protocole ouvert et décentralisé qui permet à des serveurs indépendants de communiquer. Les conversations privées sont chiffrées de bout en bout par défaut, et la fédération permet de relier plusieurs organisations. Matrix sert aussi de base à Tchap, à Twake Chat et à la messagerie d'openDesk.

Point d'attention : exploiter des serveurs Matrix et gouverner une fédération à grande échelle demande une solide expertise interne.

Twake Workplace (France)

Développé par l'éditeur français Linagora, Twake réunit messagerie instantanée, courrier, fichiers et outils collaboratifs dans un espace unique. Le module de chat repose sur Matrix et propose un chiffrement de bout en bout à activer.

Point d'attention : l'écosystème d'intégrations est plus restreint que celui des suites établies.

Threema Work et Olvid

Threema Work (Suisse) chiffre tout par défaut et propose une version professionnelle, avec un hébergement sur site possible via Threema OnPrem. Olvid (France) fonctionne sans numéro de téléphone ni compte, chiffre les métadonnées et ses applications ont obtenu une certification CSPN de l'ANSSI.

Point d'attention : ni l'un ni l'autre ne propose l'ensemble des fonctions de Teams : ce sont des messageries sécurisées, pas des suites de collaboration.

Réunions et visioconférence

Tixeo (France)

Tixeo revendique un chiffrement de bout en bout multipoint des flux audio, vidéo et données, quel que soit le nombre de participants. Sa solution a obtenu une certification CSPN de l'ANSSI, renouvelée trois fois depuis 2017, et peut être hébergée chez un fournisseur qualifié SecNumCloud ou déployée sur site.

Point d'attention : la technologie est propriétaire, et l'éditeur cible surtout les organisations à exigences élevées.

Jitsi Meet et Nextcloud Talk

Jitsi Meet est un projet open source de visioconférence dans le navigateur, sans compte pour les invités, qui équipe notamment openDesk. Nextcloud Talk ajoute messagerie et appels à une plateforme Nextcloud auto-hébergée.

Point d'attention : le chiffrement de bout en bout est optionnel ou limité à quelques participants selon la solution, et Jitsi est maintenu par la société américaine 8x8 : vérifiez l'opérateur de l'instance que vous utilisez.

Suites collaboratives

openDesk (Allemagne)

Piloté par ZenDiS, le centre pour la souveraineté numérique de l'administration publique allemande, openDesk assemble Nextcloud, OX App Suite, Collabora, Element, Jitsi, OpenProject et XWiki derrière une authentification unique. Le programme de partenaires lancé en septembre 2026 l'ouvre aux clients commerciaux.

Point d'attention : exploiter openDesk revient à exploiter neuf applications open source : il faut passer par un partenaire ou un hébergeur.

Nextcloud Hub (Allemagne)

Nextcloud Hub réunit fichiers, agenda, appels, tâches et édition de documents (Collabora Online ou Euro-Office), en auto-hébergement ou en offre managée. C'est la suite open source la plus répandue.

Point d'attention : la sécurité et la disponibilité dépendent de l'exploitant : comparez les offres managées.

La Suite numérique (France, secteur public)

La Suite numérique regroupe Tchap, Visio, Docs, Fichiers et Grist pour les agents publics, en open source et hébergée en France.

Point d'attention : elle est réservée au secteur public : les entreprises peuvent s'en inspirer, ou en réutiliser les composants.

Outils complémentaires du poste de travail

Teams ne remplace ni la messagerie électronique ni la bureautique, mais on les repense souvent dans le même projet. Tuta (Allemagne) et Proton (Suisse) proposent un courrier et un agenda chiffrés, Proton ajoutant stockage de fichiers et gestion de mots de passe. Côté bureautique, LibreOffice et Collabora Online sont la voie la plus éprouvée. OnlyOffice, d'origine russe et aujourd'hui structuré hors de Russie, suscite des interrogations de confiance, ce qui a motivé la création d'Euro-Office, fork contesté par OnlyOffice, dont la première version stable est sortie en juin 2026.

Solution

Origine

Remplace dans Teams

Chiffrement de bout en bout

Pour qui

Wire sur Cloud Temple

Éditeur européen, infrastructure Cloud Temple (France)

Messagerie, appels, visio, fichiers

Par défaut (MLS)

Organisations réglementées, crise, échanges sensibles

Element (Matrix)

Royaume-Uni

Messagerie, équipes et canaux

Par défaut pour les conversations privées

Organisations qui veulent fédérer

Twake Workplace

France

Messagerie, fichiers, édition

À activer

Équipes qui veulent une suite française

Threema Work, Olvid

Suisse, France

Messagerie et appels

Par défaut

Échanges confidentiels

Tixeo

France

Réunions

Multipoint (selon l'éditeur)

Organisations à exigences élevées

Jitsi, Nextcloud Talk

Projet open source ; Allemagne

Réunions, appels

Optionnel ou limité

Équipes techniques, auto-hébergement

openDesk

Allemagne

Suite complète

Selon les composants

Administrations, puis clients commerciaux

Nextcloud Hub

Allemagne

Fichiers, appels, tâches

Optionnel

Organisations de toutes tailles

L'approche hybride : concilier productivité et souveraineté

Remplacer Teams du jour au lendemain n'est réaliste pour presque aucune organisation : intégrations, licences et habitudes rendent la transition difficile. Il vaut mieux faire coexister une alternative européenne avec les outils existants et réduire la dépendance par étapes.

Depuis septembre 2025, les clients de l'EEE peuvent acquérir des suites Microsoft sans Teams à un prix plus bas : une organisation peut ainsi conserver les applications Office et confier la communication à un autre outil. Vérifiez les conditions de votre contrat avant toute décision.

Étape

Périmètre

Objectif

1. Cibler

Comité de direction, juridique, conformité, cellule de crise

Protéger d'abord les échanges les plus sensibles, avec un chiffrement de bout en bout par défaut

2. Ouvrir

Partenaires, sous-traitants et prestataires, via accès invités ou fédération

Tester la collaboration externe sans imposer un compte Microsoft

3. Étendre

Autres équipes, selon l'adoption et les besoins

Réduire progressivement l'usage de Teams et les coûts associés

Dans ce modèle, les équipes gardent les flux de travail Microsoft auxquels elles sont habituées, et s'appuient sur la plateforme européenne pour les discussions confidentielles, les communications soumises à exigences de conformité et les échanges avec l'extérieur. Pour les secteurs critiques, la communication de crise est le cas d'usage à traiter en premier : consultez notre guide de la communication de crise et notre guide de la communication interne sécurisée.

À lire aussi : Pour comparer les solutions qui remplacent aussi les applications grand public utilisées au travail, lisez notre guide de l'alternative européenne à WhatsApp .

Par où commencer selon vos cas d'usage ?

Cas d'usage

Risque avec Teams

Réponse adaptée

Communication de crise (cellule de crise, CERT, SOC)

Canal dépendant d'un SI compromis ou d'un fournisseur étranger

Canal hors bande chiffré de bout en bout, préparé et testé à l'avance

Comex et codir

Décisions stratégiques accessibles à l'éditeur

Messagerie chiffrée de bout en bout, éditeur et hébergeur européens

Échanges avec les sous-traitants (BITD, OIV)

Aucune maîtrise de la juridiction côté partenaire

Accès invités et fédération, membres externes identifiés

Réunions sensibles

Chiffrement des réunions limité

Visioconférence chiffrée de bout en bout en multipoint

Si vous préparez NIS 2, ces choix répondent à plusieurs mesures de l'article 21 (cryptographie, accès, gestion de crise, communications sécurisées). Pour NIS 2, parlez de préparation : notre guide pour se préparer à NIS 2 détaille le calendrier français.

Le saviez-vous ?
Selon l'étude State of Secure Collaboration 2026 de Wire, menée auprès de 208 RSSI en France, en Allemagne et au Royaume-Uni, 84 % jugent leurs outils de collaboration sécurisés, alors que près de la moitié partagent des données sensibles sur des canaux non sécurisés. Découvrez l'étude complète.

Construire son indépendance numérique, étape par étape

Le mouvement de souveraineté numérique est durable, et l'État français lui-même abandonne Teams. Pour une organisation, la méthode la plus sûre consiste à identifier ses usages, à choisir sur des critères vérifiables (juridiction, chiffrement par défaut, open source, gouvernance, réversibilité), puis à avancer par étapes, en commençant par les échanges sensibles et la communication de crise.

Wire sur Cloud Temple fait partie des options : une messagerie chiffrée de bout en bout par défaut, déployée sur une infrastructure qualifiée SecNumCloud par l'ANSSI, qui peut fonctionner à côté de vos outils habituels.

Comment Wire sur Cloud Temple complète Teams pour vos échanges sensibles

Avec Wire sur Cloud Temple, vos équipes disposent d'une messagerie chiffrée de bout en bout, déployée sur le cloud de confiance de Cloud Temple, qualifié SecNumCloud par l'ANSSI. Un espace de confiance pour vos échanges sensibles et votre communication de crise, à côté de vos outils habituels.

Principales fonctionnalités :

  • Chiffrement de bout en bout par défaut : messages, appels et visioconférences sont chiffrés de bout en bout sur tous les appareils, sans option à activer.
  • Un espace pour les échanges sensibles : comité de direction, cellule de crise, échanges avec les sous-traitants : un canal indépendant, à côté de Teams.
  • Membres internes, externes et invités : chaque conversation distingue visuellement qui participe, et l'accès invités et la fédération permettent d'échanger avec vos partenaires.
  • Déploiement sur un cloud qualifié SecNumCloud : Wire est déployé sur l'infrastructure de Cloud Temple, qualifiée SecNumCloud par l'ANSSI, et référencé dans la Marketplace Cloud Temple. Découvrez Wire sur Cloud Temple.
  • Messaging Layer Security (MLS) : Wire s'appuie sur MLS, standard ouvert de l'IETF (RFC 9420), conçu pour sécuriser les échanges en grands groupes.
  • Gouvernance d'entreprise : administration centralisée, authentification unique (SSO) et provisionnement des comptes (SCIM).
  • Code open source et auditable : le code de Wire est publié et peut faire l'objet d'audits indépendants.
  • Sous contrôle européen : Wire s'appuie sur des investisseurs exclusivement européens.

Plus de 1 800 organisations utilisent déjà Wire pour sécuriser leurs échanges. Demandez des références adaptées à votre secteur.

Ou contactez-nous pour voir comment Wire sur Cloud Temple peut répondre à vos exigences.

Questions fréquentes

Pourquoi l'Europe repense Microsoft Teams

La volonté de l’Europe de renforcer sa souveraineté numérique est en train de transformer la manière dont les organisations communiquent et collaborent. La surveillance réglementaire, les préoccupations liées à la protection des données et l’impact de lois extraterritoriales telles que le CLOUD Act américain ont incité de nombreuses entreprises à réévaluer leur dépendance vis-à-vis des outils de collaboration basés aux États-Unis.

Une étape décisive a été franchie en 2021 lorsque le Contrôleur européen de la protection des données (CEPD) a mené une enquête sur l’utilisation de Microsoft Teams par la Commission européenne. Cet audit a révélé des lacunes dans les garanties contractuelles et les transferts internationaux de données. Bien que Microsoft ait depuis pris des mesures correctives, notamment en séparant Teams de Microsoft 365 et d’Office 365 dans l’EEE, ce changement met en évidence un problème plus large : la conformité n’est pas synonyme de souveraineté.

Même lorsqu’ils sont hébergés en Europe, les outils de Microsoft relèvent toujours de la juridiction américaine, ce qui signifie que les données pourraient être consultées en vertu de la législation américaine. Pour les organisations européennes soucieuses de la protection de la vie privée, la question n’est plus de savoir si Microsoft 365 respecte la réglementation de l’UE, mais s’il peut garantir l’indépendance numérique. Elles ont besoin d’alternatives européennes aux outils des géants technologiques américains.

Lisez notre rapport

Caractéristiques clés d’une véritable alternative européenne

Une véritable alternative européenne à Microsoft Teams doit aller au-delà de la simple reproduction des fonctionnalités de chat, de visioconférence et de partage de fichiers. Elle doit offrir un contrôle vérifiable, une protection régionale des données et une gouvernance ouverte.
Voici ce que cela signifie concrètement :

1. Résidence des données dans l’UE

Les données doivent être stockées et traitées exclusivement au sein de l’UE ou de l’EEE afin de se conformer au RGPD et aux nouveaux cadres réglementaires tels que la directive NIS2. Les fournisseurs doivent indiquer clairement les lieux d’hébergement et garantir qu’aucune donnée n’est soumise à des juridictions hors UE. En effet, 37 % des organisations accordent la priorité à l’hébergement des données au sein de l’UE.

2. Transparence de l’open source

Les logiciels open source permettent une vérification indépendante et évitent la dépendance vis-à-vis d’un fournisseur. Les organisations peuvent inspecter le code source pour s’assurer qu’il n’y a pas de flux de données cachés, ce qui explique en grande partie pourquoi 63 % des responsables informatiques européens citent l’open source comme un facteur d’achat déterminant.

3. Chiffrement de bout en bout

La véritable souveraineté commence par un chiffrement intégré dès la conception. Les messages, les fichiers et les appels doivent rester protégés au repos et en transit, et n’être accessibles qu’aux participants vérifiés.
84 % des organisations de l’UE citent le chiffrement de bout en bout comme leur principale exigence en matière de collaboration.

4. Architecture «zero-trust»

Le chiffrement de bout en bout ne suffit pas à lui seul à protéger les informations. Les plateformes doivent vérifier chaque utilisateur et chaque appareil grâce à une authentification multifactorielle, à un accès basé sur les rôles et au principe du privilège minimal. Cette approche minimise les risques d’exposition et garantit une protection résiliente des données.

Les meilleures alternatives européennes à Microsoft Teams

Pendant des décennies, les hyperscalers basés aux États-Unis ont dominé le paysage technologique au sein de l’UE. Mais les inquiétudes concernant les lois extraterritoriales américaines, telles que le CLOUD Act, ne cessent de croître. Le débat sur la souveraineté numérique s’est désormais généralisé, alimenté en grande partie par des réglementations telles que la DORA, la directive NIS2 et, bien sûr, le RGPD.

Partout en Europe, une nouvelle génération de fournisseurs de logiciels met en place des écosystèmes de collaboration axés sur la protection de la vie privée, conformes aux normes européennes en matière de protection des données. Voici quelques-unes des principales solutions :

Nextcloud (Allemagne)

Nextcloud est une plateforme européenne de collaboration de contenu de premier plan, open source, déployée sur site et sécurisée. Elle garantit un chiffrement de bout en bout et une architecture « zero trust », et est conforme à toutes les réglementations en matière de confidentialité des données. Elle est devenue une alternative de premier plan aux plateformes de messagerie basées aux États-Unis et est largement adoptée par les entités du secteur public en Allemagne et en France, ainsi que par les entreprises et les instituts de recherche.

Tuta (Allemagne)

Tuta propose une plateforme de messagerie électronique et d’agenda chiffrée de bout en bout, conçue pour offrir un maximum de confidentialité, de protection des données et de transparence aux utilisateurs du monde entier. Tuta est reconnue pour ses pratiques de chiffrement robustes, sa transparence open source et son respect strict des lois européennes en matière de protection des données. La clientèle de Tuta comprend des particuliers, des entreprises de toutes tailles, des associations à but non lucratif, des établissements d’enseignement et des organisations soucieuses de la protection de la vie privée à travers le monde.

Proton (Suisse)

Fondée en 2014 par une équipe de scientifiques qui se sont rencontrés au CERN, Proton a pour objectif de faire de la liberté numérique une réalité. Elle fournit des services numériques sécurisés et chiffrés, notamment une messagerie électronique, un agenda, un stockage de fichiers, une gestion des mots de passe et un VPN. Tous ses services sont conçus avec un chiffrement robuste, une sécurité «zéro connaissance» et une architecture garantissant la confidentialité par défaut. Proton compte plus de 100 millions d’utilisateurs à travers le monde, issus de secteurs tels que le journalisme, les administrations publiques, le monde universitaire et le secteur privé.

OnlyOffice (Lettonie)

Suite bureautique open source proposant des outils d’édition de documents, de gestion de projets et de collaboration. Elle prend en charge à la fois les déploiements dans le cloud et en auto-hébergement, ce qui en fait une alternative européenne solide à Office 365. Elle est considérée comme une alternative européenne à Microsoft Office et Google Workspace et est entièrement conforme à la réglementation européenne en matière de protection des données.

Wire (Allemagne)

Wire est une plateforme de collaboration sécurisée conçue pour les entreprises, les administrations publiques et les secteurs réglementés. Elle propose une messagerie chiffrée de bout en bout, des conférences vocales et vidéo, le partage de fichiers et une communication fédérée entre organisations.
En tant que plateforme open source hébergée dans l’UE et développée dans le strict respect du RGPD et de la directive NIS2, Wire offre aux organisations européennes un contrôle total sur l’emplacement des données et les clés de chiffrement, ce qui en fait une alternative fiable à Microsoft Teams.
Ses options de déploiement sur site et en mode hybride en font la solution idéale pour les secteurs à haute sécurité qui exigent à la fois conformité et flexibilité opérationnelle.

Ces fournisseurs reflètent un écosystème en pleine expansion d’outils développés en Europe, transparents et conformes, qui permettent aux organisations de reprendre le contrôle de leurs opérations numériques.

L’approche hybride : concilier productivité et souveraineté

Remplacer du jour au lendemain les géants technologiques américains par des alternatives européennes n’est pas réaliste pour la plupart des organisations. Les intégrations profondes, les engagements en matière de licences et la familiarité des utilisateurs rendent les transitions difficiles.
Il vaut mieux adopter une approche hybride en intégrantdes alternatives européennes aux côtés des outils existants afin de réduire progressivement la dépendance.

Des plateformes telles que Wire facilitent cette transition. Wire peut être ajouté aux environnements Microsoft 365 existants en tant que couche de communication sécurisée, protégeant ainsi les conversations sensibles tout en préservant la productivité.
Par exemple, les équipes peuvent continuer à utiliser les flux de travail Microsoft auxquels elles sont habituées tout en s’appuyant sur Wire pour les discussions confidentielles, les communications soumises à des exigences de conformité ou les échanges sécurisés entre organisations.

Un déploiement hybride type implique :

  • Commencer par les services soumis à des exigences de sécurité élevées (par exemple, les équipes chargées de la conformité ou la direction)

  • Tester la communication fédérée entre les parties prenantes internes et externes

  • Étendre progressivement le déploiement à l’ensemble de l’entreprise

Ce modèle permet aux organisations de renforcer leur souveraineté, de garantir la conformité et de préserver la productivité sans interruption.

Construire l’indépendance numérique, étape par étape

Le mouvement en faveur de la souveraineté numérique en Europe est là pour durer.
En adoptant des outils de collaboration garantissant la résidence des données dans l’UE, la transparence de l’open source, le chiffrement de bout en bout et une architecture «zero-trust», les organisations peuvent sécuriser leurs données sensibles tout en restant conformes au RGPD et à la directive NIS2.

Que ce soit par le biais d’une migration complète ou d’un modèle hybride, le choix de plateformes développées en Europe, telles que Wire, permet aux entreprises de collaborer en toute sécurité, de protéger leurs données et de faire avancer la mission de l’Europe en matière d’autonomie numérique.