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Messagerie instantanée open source : le comparatif

Rédigé par Wire | 26.10.2026

Une messagerie instantanée open source est une plateforme de communication d'équipe dont le code source est public : chacun peut l'inspecter, l'auditer et, le plus souvent, la déployer sur l'infrastructure de son choix.

En France, le sujet n'a plus rien de théorique : l'État a fait de l'open source le socle des outils collaboratifs de ses agents, et de nombreuses organisations s'interrogent sur leur dépendance aux suites américaines soumises au CLOUD Act. Reste qu'open source ne veut dire ni sécurisé, ni prêt pour l'entreprise. Dans ce guide, nous verrons :

  • ce qu'est une messagerie instantanée open source et ce qui la distingue d'un outil propriétaire ;
  • pourquoi les organisations françaises s'y intéressent, et quelles limites anticiper ;
  • les principales plateformes du marché, d'Element à Mattermost, comparées sur le chiffrement et la gouvernance ;
  • les critères pour choisir une plateforme adaptée à vos échanges sensibles et à votre communication de crise.

Pour découvrir comment Wire sur Cloud Temple associe code open source et sécurité d'entreprise, échangez avec notre équipe.

L'essentiel

  • Une messagerie open source rend son code auditable et laisse plus de liberté sur l'hébergement qu'un outil SaaS fermé.
  • L'open source ne garantit pas la sécurité : chiffrement de bout en bout par défaut, gouvernance et protection des métadonnées restent à vérifier.
  • Element, Mattermost, Rocket.Chat, Zulip ou Nextcloud Talk répondent à des besoins différents : fédération, équipes techniques, personnalisation, échanges asynchrones, collaboration documentaire.
  • Pour des échanges sensibles, exigez un chiffrement de bout en bout activé par défaut, un protocole ouvert comme MLS et un hébergement sur un cloud de confiance.
  • Wire sur Cloud Temple : déployez la messagerie sécurisée et open source Wire sur une infrastructure qualifiée SecNumCloud par l'ANSSI.

Qu'est-ce qu'une messagerie instantanée open source ?

Une messagerie instantanée open source est un logiciel de communication d'équipe dont le code source est publié sous licence libre. Messages, appels, visioconférences et partage de fichiers peuvent ainsi être audités par des tiers, adaptés aux besoins de l'organisation et déployés sur l'infrastructure de son choix, plutôt que sur le seul cloud d'un éditeur.

C'est le choix qu'a fait l'État pour ses propres agents : La Suite numérique, pilotée par la DINUM, rassemble des outils collaboratifs open source, dont la messagerie Tchap, construite sur le protocole Matrix.

Contrairement à Slack, Microsoft Teams ou WhatsApp, une plateforme open source ne vous impose ni un hébergement ni une feuille de route. On y retrouve en général les mêmes fonctions :

  • messagerie directe et conversations de groupe ;
  • appels audio et vidéo, visioconférence ;
  • partage de fichiers ;
  • accès invités pour les échanges avec l'extérieur ;
  • intégrations avec l'annuaire et les outils de l'organisation.

La différence tient surtout à la transparence : les équipes de sécurité peuvent examiner l'implémentation du chiffrement et les mécanismes d'authentification, puis vérifier que la plateforme respecte leurs exigences internes.

Critère

Plateformes open source

Plateformes propriétaires

Transparence du code

Code public, inspectable et auditable

Code fermé, fonctionnement interne non vérifiable

Mode de déploiement

Selon les solutions : cloud de l'éditeur, cloud de confiance, cloud privé ou sur site

Le plus souvent, cloud de l'éditeur uniquement

Dépendance à l'éditeur

Migration et réversibilité facilitées

Dépendance forte à l'écosystème de l'éditeur

Vérification de la sécurité

Audits indépendants possibles

Confiance dans les déclarations de l'éditeur

Personnalisation

API ouvertes, architecture modulaire

Limitée à la feuille de route de l'éditeur

Juridiction

Choix de l'hébergeur et de la localisation

Liée à l'éditeur et à son infrastructure

Les notions clés à connaître

Ces termes reviennent dans toutes les comparaisons.

Terme

Définition

Auto-hébergement

L'organisation exploite la plateforme sur sa propre infrastructure, ou chez l'hébergeur de son choix, plutôt que sur le cloud de l'éditeur.

Fédération

Communication entre des serveurs exploités indépendamment, par exemple entre deux organisations partenaires.

Chiffrement de bout en bout

Seuls l'expéditeur et les destinataires peuvent déchiffrer le contenu ; ni l'éditeur ni l'hébergeur n'y ont accès.

Matrix

Protocole de messagerie ouvert et décentralisé, utilisé notamment par Element et Tchap.

XMPP

Protocole ouvert et éprouvé de messagerie instantanée et de présence, mis en œuvre par des serveurs comme Prosody ou ejabberd.

MLS (Messaging Layer Security)

Standard de l'IETF (RFC 9420) pour le chiffrement de bout en bout des groupes, conçu pour passer à l'échelle.

Cloud de confiance

Offre cloud qualifiée SecNumCloud par l'ANSSI, qui vise à protéger les données sensibles face à la menace cybercriminelle et aux lois extraterritoriales.

Pourquoi les organisations se tournent-elles vers l'open source ?

Les exigences de sécurité, de conformité et de souveraineté se sont durcies, et la communication n'y échappe plus. Quatre raisons reviennent le plus souvent.

Réduire la dépendance aux éditeurs

Slack, Microsoft Teams ou Google Chat lient l'organisation à un mode d'hébergement, une tarification, un système d'identité et un écosystème d'intégrations. Plus l'outil est utilisé, plus il devient difficile d'en sortir.

Une plateforme open source réduit cette dépendance : vous pouvez migrer, adapter ou héberger la solution sans l'accord de l'éditeur, et l'accès à vos données ne dépend plus d'un abonnement. Le sujet est développé dans notre panorama des alternatives européennes aux géants de la tech.

Répondre aux exigences de souveraineté et de conformité

Une organisation doit savoir où sont stockées ses données de communication, qui peut y accéder et quel droit s'y applique. Le RGPD encadre le traitement des données personnelles, tandis que le CLOUD Act permet aux autorités américaines d'exiger d'un fournisseur américain des données qu'il détient, où qu'elles soient hébergées. Pour mesurer cet écart, lisez notre article sur le CLOUD Act et la souveraineté des données.

D'autres textes renforcent ces attentes : le règlement DORA, applicable au secteur financier depuis janvier 2025, et la directive NIS 2, dont la transposition en France reste attendue. Le projet de loi Résilience, adopté par le Sénat en mars 2025, n'a pas encore été examiné en séance à l'Assemblée nationale. Les futures entités essentielles et importantes ont tout intérêt à s'y préparer dès maintenant.

Le saviez-vous ?
L'État a fait de l'open source le socle de ses outils collaboratifs : depuis une circulaire du Premier ministre de juillet 2025, Tchap, construite sur Matrix, est la messagerie de référence des ministères. Elle reste réservée aux agents publics. Pour comparer les solutions accessibles aux autres organisations, consultez notre aperçu des applications de messagerie européennes.

Gagner en transparence

Un RSSI doit comprendre comment la plateforme gère le chiffrement, l'authentification, la journalisation et les métadonnées. L'open source permet aux équipes internes comme aux chercheurs indépendants d'examiner le code et l'architecture, plutôt que de se fier aux seules déclarations de l'éditeur.

Mais la transparence ne vaut pas garantie. Un code public peut contenir un chiffrement optionnel, des contrôles d'identité faibles ou des extensions vulnérables : l'open source rend les défauts visibles, il ne les corrige pas.

Choisir son mode de déploiement

Une plateforme open source peut généralement être déployée de plusieurs façons, selon la sensibilité des échanges : sur un cloud de confiance, dans un cloud privé, sur site, ou en combinant ces options. Notre guide sur la souveraineté du cloud pour les entreprises européennes détaille ces arbitrages.

Cette liberté compte pour les opérateurs d'importance vitale (OIV), la défense ou les entreprises réglementées, qui ne peuvent pas confier toutes leurs communications sensibles à un service SaaS public. Elle a toutefois un coût, comme le montre la suite.

Open source ne veut pas dire sécurisé : quelles limites anticiper ?

Les plateformes open source offrent du contrôle, mais elles transfèrent une partie de la charge vers l'organisation. Cinq limites méritent d'être évaluées avant de choisir.

Un déploiement exigeant

Beaucoup de solutions demandent de gérer soi-même l'infrastructure, le réseau, le stockage, les mises à jour et la montée en charge. Sans compétences DevOps internes, la mise en place puis le maintien d'une plateforme auto-hébergée deviennent vite difficiles.

Une exploitation continue

Une plateforme auto-hébergée ne s'arrête pas au déploiement. Correctifs de sécurité, supervision, sauvegardes et gestion des incidents relèvent de l'organisation. L'économie de licences doit donc être comparée au coût complet d'exploitation.

Des lacunes de gouvernance

Plusieurs plateformes ont d'abord été conçues pour des équipes techniques ou des communautés open source. Selon les solutions et les éditions, il peut manquer l'authentification unique (SSO), le provisionnement automatique des comptes (SCIM), la journalisation d'audit, les politiques de conservation ou une gestion fine des rôles.

Une adoption parfois difficile

Une interface pensée pour des développeurs peut rebuter les autres métiers. Quand l'outil officiel est trop complexe, les collaborateurs se replient sur WhatsApp ou Telegram, ce qui recrée exactement le risque que la plateforme devait éliminer. Sur ce point, lisez notre analyse de la sécurité de Telegram.

Des failles de sécurité possibles

Les écarts les plus fréquents sont connus : un chiffrement de bout en bout optionnel ou partiel, des métadonnées visibles (participants, horaires, fréquence des échanges), des extensions tierces qui sortent du périmètre audité et des réglages par défaut insuffisants.

Le conseil Wire
Vérifiez toujours ce qui est chiffré par défaut, et non ce qui peut l'être. Dans Wire, le chiffrement de bout en bout est activé par défaut pour les messages, les appels et les visioconférences, sans option à cocher. Pour comprendre ce que cela change, lisez notre guide sur le fonctionnement des applications de messagerie chiffrée.

Quels critères pour choisir une messagerie instantanée open source ?

Ces critères valent pour toutes les solutions, open source ou non.

Un chiffrement de bout en bout par défaut

Exigez un chiffrement de bout en bout permanent pour les messages, les appels de groupe, les visioconférences et les fichiers, sans activation manuelle. Vérifiez aussi qu'il tient à l'échelle des grands groupes : c'est l'objet de MLS (Messaging Layer Security), standard publié par l'IETF sous la référence RFC 9420, conçu pour chiffrer efficacement des groupes nombreux et changeants.

Deux points complètent ce socle : la protection des métadonnées, et l'absence d'accès de l'éditeur ou de l'opérateur au contenu des échanges.

Une gouvernance d'entreprise

Une grande organisation doit gérer identités et accès à l'échelle : authentification unique (SSO) avec l'annuaire existant, provisionnement et déprovisionnement automatiques (SCIM), journalisation d'audit, politiques de conservation et contrôle d'accès fondé sur les rôles.

Un déploiement compatible avec vos exigences de souveraineté

Vérifiez les modes de déploiement proposés et, surtout, qui opère l'infrastructure. En France, la qualification SecNumCloud délivrée par l'ANSSI permet d'identifier des offres cloud qui visent à protéger les données sensibles face à la menace cybercriminelle et aux lois extraterritoriales. Elle ne préjuge pas du niveau de sécurité des services hébergés : elle complète le chiffrement de bout en bout, sans le remplacer.

Les enjeux d'un hébergement souverain sont détaillés dans notre article sur les défis du cloud souverain.

La fédération et la collaboration externe

Vos équipes échangent avec des sous-traitants, des partenaires et des autorités. La fédération permet à des organisations indépendantes de communiquer tout en conservant chacune son infrastructure et son administration. Vérifiez sur quel protocole elle repose, et comment les membres externes et invités sont identifiés.

La mobilité et les équipes terrain

Pour les équipes d'intervention, de maintenance ou les opérations sur site, comptent des applications iOS et Android sécurisées, l'usage sur plusieurs appareils, la prise en charge des terminaux personnels (BYOD) et des performances fiables sur des réseaux instables.

La résilience et la communication de crise

Demandez-vous enfin si la plateforme peut servir de canal hors bande quand le système d'information est compromis : indépendante de l'infrastructure principale, avec des membres connus à l'avance, partenaires externes compris. Pour bâtir ce dispositif, consultez notre guide du plan de communication de crise.

À lire aussi : Pour comparer les messageries sécurisées au-delà de l'open source, consultez notre comparatif des messageries sécurisées pour entreprises .

Quelles sont les principales messageries instantanées open source ?

Chaque plateforme répond à un usage différent. Les écarts portent surtout sur le chiffrement, la gouvernance, le mode de déploiement et l'effort d'exploitation. Le tableau ci-dessous en donne une vue d'ensemble, à confirmer selon la version et l'édition retenues. Il inclut aussi trois solutions françaises souvent citées dans les comparaisons : Tchap, Olvid et Tixeo, cette dernière n'étant pas open source.

Plateforme

Idéale pour

Point fort

Point d'attention

Chiffrement de bout en bout

Wire sur Cloud Temple

Organisations réglementées, échanges sensibles et communication de crise

Déploiement sur l'infrastructure de Cloud Temple, qualifiée SecNumCloud par l'ANSSI ; standard MLS, gouvernance d'entreprise

Conçu pour des exigences de sécurité formelles, parfois au-delà des besoins d'une petite équipe

Par défaut pour tous les échanges

Element (Matrix)

Échanges fédérés entre organisations

Protocole ouvert et décentralisé

Exploitation et gouvernance d'une fédération exigeantes

Par défaut pour les conversations privées

Tchap (Matrix)

Agents publics : ministères, collectivités, établissements publics

Messagerie de référence des ministères, opérée par la DINUM

Réservée aux agents publics

Par défaut pour les conversations privées

Olvid

Échanges confidentiels, sans numéro de téléphone ni compte

Applications et serveur de distribution open source, certification CSPN de l'ANSSI

Centrée sur la messagerie et les appels

Par défaut

Mattermost

Équipes DevOps et techniques

Intégrations aux outils de développement

Peu adapté aux utilisateurs non techniques

Non natif (extensions tierces)

Rocket.Chat

Déploiements très personnalisés

Nombreuses intégrations, omnicanal

Charge d'administration élevée

Optionnel, à activer par l'administrateur

Zulip

Échanges asynchrones entre équipes techniques

Conversations structurées par sujets

Non conçu pour des échanges sensibles avec l'extérieur

Non

Nextcloud Talk

Organisations déjà équipées de Nextcloud

Intégration aux fichiers et à l'agenda Nextcloud

Moins complet hors de l'écosystème Nextcloud

Appels oui, messages de chat non

Jitsi Meet

Visioconférence légère

Réunions dans le navigateur, sans compte

Pas une messagerie complète

Optionnel

Tixeo (non open source)

Visioconférence sécurisée pour les secteurs sensibles

Chiffrement de bout en bout multipoint, certification CSPN de l'ANSSI

Code propriétaire, centré sur la visioconférence

Par défaut

Twake Workplace

Espace de travail tout-en-un

Messagerie, e-mail et fichiers réunis

Écosystème d'intégrations plus restreint

Optionnel (Twake Chat)

Serveurs XMPP (Prosody, ejabberd)

Infrastructures de messagerie sur mesure

Protocole ouvert éprouvé

Expertise importante, pas de produit clé en main

Selon le client (OMEMO)

Wire sur Cloud Temple : pour les organisations aux exigences de sécurité élevées

Wire est une messagerie sécurisée open source, dont le code est publié et auditable. Messages, appels et visioconférences sont chiffrés de bout en bout par défaut, sur la base du standard MLS (RFC 9420). En France, avec Wire sur Cloud Temple, la messagerie est déployée sur l'infrastructure de Cloud Temple, qualifiée SecNumCloud par l'ANSSI.

Point d'attention : Wire est conçu pour des organisations soumises à des exigences formelles de sécurité ou de conformité. Une petite équipe sans obligation particulière n'aura pas forcément besoin de ce niveau de gouvernance.

Element et Matrix : pour les déploiements fédérés

Element est le client de référence du protocole Matrix, ouvert et décentralisé, qui permet à des serveurs exploités indépendamment de communiquer entre eux. Matrix sert aussi de base à Tchap, la messagerie des agents de l'État. Les conversations privées sont chiffrées de bout en bout par défaut.

Point d'attention : exploiter des serveurs Matrix et gouverner une fédération à grande échelle demande une solide expertise interne. Element convient aux organisations qui doivent échanger entre structures indépendantes.

Mattermost : pour les équipes DevOps et techniques

Mattermost s'adresse aux équipes d'ingénierie, d'exploitation et de réponse aux incidents, avec de nombreuses intégrations aux outils de développement comme GitLab ou Jira.

Point d'attention : Mattermost ne propose pas de chiffrement de bout en bout natif des messages ; des extensions tierces existent, avec des limites. Sa conception centrée sur les développeurs peut aussi freiner l'adoption par les autres métiers.

Rocket.Chat : pour les déploiements très personnalisés

Rocket.Chat mise sur la personnalisation, un large écosystème d'intégrations et l'omnicanal, pour la communication interne comme pour la relation client. Il convient aux organisations dotées d'équipes DevOps solides.

Point d'attention : le chiffrement de bout en bout couvre les messages directs et les salons privés, mais un administrateur doit l'activer, et il limite certaines fonctions comme la recherche. La sécurité dépend beaucoup de la qualité du déploiement.

Zulip : pour les échanges asynchrones

Zulip organise les conversations par sujets, ce qui en fait un outil apprécié des équipes techniques distribuées et des communautés open source qui travaillent sur plusieurs fuseaux horaires.

Point d'attention : Zulip ne propose pas de chiffrement de bout en bout. Il n'est pas conçu pour des échanges sensibles avec des interlocuteurs externes.

Nextcloud Talk : pour l'écosystème Nextcloud

Nextcloud Talk ajoute messagerie et appels à un environnement Nextcloud existant, avec une intégration étroite aux fichiers et à l'agenda. Les appels sont chiffrés de bout en bout.

Point d'attention : les messages de chat ne sont pas chiffrés de bout en bout, et l'outil prend tout son sens au sein de l'écosystème Nextcloud plutôt qu'en plateforme de communication autonome.

Jitsi Meet : pour la visioconférence légère

Jitsi Meet permet d'organiser des réunions vidéo dans le navigateur, sans compte, et s'auto-héberge facilement. Le chiffrement de bout en bout est disponible, mais optionnel.

Point d'attention : ce n'est pas une messagerie complète. Il n'offre ni conversations persistantes ni outils de gouvernance d'entreprise.

Twake Workplace : pour un espace de travail tout-en-un

Développé par l'éditeur français Linagora, Twake Workplace réunit messagerie instantanée, e-mail, partage de fichiers et outils collaboratifs. Son module de chat, Twake Chat, repose sur Matrix et propose un chiffrement de bout en bout à activer.

Point d'attention : son écosystème d'intégrations reste plus restreint que celui des suites établies.

Serveurs XMPP (Prosody, ejabberd) : pour une infrastructure sur mesure

Prosody et ejabberd sont des serveurs du protocole ouvert XMPP, utilisés pour construire une infrastructure de messagerie personnalisée. Ce sont des briques d'infrastructure plutôt que des produits prêts à l'emploi.

Point d'attention : le chiffrement de bout en bout dépend des clients utilisés (OMEMO), et l'interface, la gestion des identités et la gouvernance sont à construire.

À lire aussi : Vous cherchez avant tout à remplacer Teams ? Découvrez les alternatives européennes à Microsoft Teams .

Comment évaluer une plateforme de communication open source ?

Avant de présélectionner une solution, vos équipes sécurité, informatique et architecture doivent pouvoir répondre à ces questions.

Questions du RSSI

Questions de la DSI

Questions de l'architecte d'entreprise

Le chiffrement de bout en bout est-il activé par défaut pour toutes les fonctions ?

Quelle est la complexité du déploiement, de la maintenance et de la montée en charge ?

La plateforme repose-t-elle sur des standards ouverts (MLS, Matrix, XMPP) ?

Qui contrôle les clés de chiffrement et les données ?

Quelles ressources faut-il pour l'exploiter au quotidien ?

Peut-elle se fédérer en sécurité avec des organisations externes ?

Les métadonnées sont-elles protégées, et pas seulement le contenu ?

Quels modes de déploiement sont proposés : cloud de confiance, cloud privé, sur site ?

Quel est le risque de dépendance à l'éditeur ?

Des audits de sécurité indépendants et récents sont-ils disponibles ?

L'éditeur propose-t-il un support et des engagements de service pour les déploiements auto-hébergés ?

Le déploiement est-il réversible si vous devez migrer ?

SSO, SCIM, journaux d'audit et politiques de conservation sont-ils disponibles ?

Quel est le coût complet de possession, exploitation comprise ?

Comment les invités et partenaires externes sont-ils identifiés ?

Ajoutez une question propre au contexte français : l'hébergement envisagé est-il qualifié SecNumCloud lorsque la sensibilité des données le justifie ?

Le saviez-vous ?
Selon l'étude State of Secure Collaboration 2026 de Wire, menée auprès de 208 RSSI en France, en Allemagne et au Royaume-Uni, 84 % jugent leurs outils de collaboration sécurisés, alors que près de la moitié partagent des données sensibles sur des canaux non sécurisés. Découvrez l'étude complète.

Dans quels cas d'usage une messagerie open source fait-elle la différence ?

Le bon choix dépend de l'usage. Voici les principaux cas rencontrés dans les organisations soumises à de fortes exigences, comme les OIV, l'énergie ou la base industrielle et technologique de défense (BITD).

Cas d'usage

Besoin principal

Ce qu'il faut vérifier

Communication de crise (cellule de crise, CERT, CSIRT, SOC)

Un canal hors bande disponible quand le SI est compromis

Indépendance vis-à-vis du SI principal, chiffrement de bout en bout par défaut, membres préparés à l'avance

Comex et codir

Confidentialité des décisions stratégiques

Aucun accès de l'éditeur ou de l'opérateur au contenu

Échanges avec les sous-traitants (BITD, OIV)

Collaborer au-delà de l'organisation

Fédération, accès invités, identification claire des membres externes

Équipes terrain (énergie, maintenance)

Une coordination mobile fiable

Applications mobiles sécurisées, usage multi-appareils, tenue sur réseaux instables

Équipes techniques et DevOps

Intégration aux outils de développement

Intégrations, automatisation, gestion des incidents techniques

Les exigences propres aux industries critiques sont détaillées dans notre article sur la communication interne sécurisée.

Le conseil Wire
Séparez vos usages : un outil collaboratif pour le quotidien, un espace de confiance pour les échanges sensibles et la gestion de crise. Wire sur Cloud Temple s'utilise à côté de vos outils habituels, sans les remplacer. Pour inscrire cette démarche dans vos obligations à venir, lisez notre guide pour se préparer à NIS 2.

Open source et sécurité : que retenir ?

L'open source apporte transparence, réversibilité et liberté d'hébergement. Il ne dispense pas de vérifier le chiffrement par défaut, la gouvernance, la protection des métadonnées et le coût d'exploitation. Le bon choix dépend de vos usages : un outil pour les équipes techniques n'a pas les mêmes exigences qu'un canal de crise.

Pour les échanges sensibles, privilégiez une plateforme qui combine code ouvert, chiffrement de bout en bout par défaut et hébergement de confiance, et élargissez la comparaison aux meilleures plateformes de communication sécurisée pour les entreprises. Wire sur Cloud Temple fait partie de ces options : une messagerie open source, chiffrée de bout en bout par défaut et déployée sur une infrastructure qualifiée SecNumCloud par l'ANSSI.

Comment Wire sur Cloud Temple concilie open source et sécurité d'entreprise

Avec Wire sur Cloud Temple, vos équipes disposent d'une messagerie chiffrée de bout en bout, déployée sur le cloud de confiance de Cloud Temple, qualifié SecNumCloud par l'ANSSI. Un espace de confiance pour vos échanges sensibles et votre communication de crise, à côté de vos outils habituels.

Principales fonctionnalités :

  • Chiffrement de bout en bout par défaut : messages, appels et visioconférences sont chiffrés de bout en bout sur tous les appareils, sans option à activer.
  • Messaging Layer Security (MLS) : Wire s'appuie sur MLS, standard ouvert de l'IETF (RFC 9420), conçu pour sécuriser les échanges en grands groupes.
  • Code open source et auditable : le code de Wire est publié et peut faire l'objet d'audits indépendants.
  • Gouvernance d'entreprise : authentification unique (SSO) et provisionnement des comptes (SCIM) pour gérer les accès à l'échelle de l'organisation.
  • Collaboration au-delà de l'organisation : l'accès invités et la fédération permettent d'échanger avec vos partenaires, sous-traitants et autorités, avec des membres externes clairement identifiés.
  • Déploiement sur un cloud qualifié SecNumCloud : Wire est déployé sur l'infrastructure de Cloud Temple, qualifiée SecNumCloud par l'ANSSI, et référencé dans la Marketplace Cloud Temple. Découvrez Wire sur Cloud Temple.
  • Sous contrôle européen : Wire s'appuie sur des investisseurs exclusivement européens.

Plus de 1 800 organisations utilisent déjà Wire pour sécuriser leurs échanges. Découvrez leurs témoignages.

Ou contactez-nous pour voir comment Wire sur Cloud Temple peut répondre à vos exigences.

Questions fréquentes

Une messagerie instantanée open source est une plateforme de communication d'équipe dont le code source est public : chacun peut l'inspecter, l'auditer et, le plus souvent, la déployer sur l'infrastructure de son choix.

En France, le sujet n'a plus rien de théorique : l'État a fait de l'open source le socle des outils collaboratifs de ses agents, et de nombreuses organisations s'interrogent sur leur dépendance aux suites américaines soumises au CLOUD Act. Reste qu'open source ne veut dire ni sécurisé, ni prêt pour l'entreprise. Dans ce guide, nous verrons :

  • ce qu'est une messagerie instantanée open source et ce qui la distingue d'un outil propriétaire ;
  • pourquoi les organisations françaises s'y intéressent, et quelles limites anticiper ;
  • les principales plateformes du marché, d'Element à Mattermost, comparées sur le chiffrement et la gouvernance ;
  • les critères pour choisir une plateforme adaptée à vos échanges sensibles et à votre communication de crise.

Pour découvrir comment Wire sur Cloud Temple associe code open source et sécurité d'entreprise, échangez avec notre équipe.

L'essentiel

  • Une messagerie open source rend son code auditable et laisse plus de liberté sur l'hébergement qu'un outil SaaS fermé.
  • L'open source ne garantit pas la sécurité : chiffrement de bout en bout par défaut, gouvernance et protection des métadonnées restent à vérifier.
  • Element, Mattermost, Rocket.Chat, Zulip ou Nextcloud Talk répondent à des besoins différents : fédération, équipes techniques, personnalisation, échanges asynchrones, collaboration documentaire.
  • Pour des échanges sensibles, exigez un chiffrement de bout en bout activé par défaut, un protocole ouvert comme MLS et un hébergement sur un cloud de confiance.
  • Wire sur Cloud Temple : déployez la messagerie sécurisée et open source Wire sur une infrastructure qualifiée SecNumCloud par l'ANSSI.

Qu'est-ce qu'une messagerie instantanée open source ?

Une messagerie instantanée open source est un logiciel de communication d'équipe dont le code source est publié sous licence libre. Messages, appels, visioconférences et partage de fichiers peuvent ainsi être audités par des tiers, adaptés aux besoins de l'organisation et déployés sur l'infrastructure de son choix, plutôt que sur le seul cloud d'un éditeur.

C'est le choix qu'a fait l'État pour ses propres agents : La Suite numérique, pilotée par la DINUM, rassemble des outils collaboratifs open source, dont la messagerie Tchap, construite sur le protocole Matrix.

Contrairement à Slack, Microsoft Teams ou WhatsApp, une plateforme open source ne vous impose ni un hébergement ni une feuille de route. On y retrouve en général les mêmes fonctions :

  • messagerie directe et conversations de groupe ;
  • appels audio et vidéo, visioconférence ;
  • partage de fichiers ;
  • accès invités pour les échanges avec l'extérieur ;
  • intégrations avec l'annuaire et les outils de l'organisation.

La différence tient surtout à la transparence : les équipes de sécurité peuvent examiner l'implémentation du chiffrement et les mécanismes d'authentification, puis vérifier que la plateforme respecte leurs exigences internes.

Critère

Plateformes open source

Plateformes propriétaires

Transparence du code

Code public, inspectable et auditable

Code fermé, fonctionnement interne non vérifiable

Mode de déploiement

Selon les solutions : cloud de l'éditeur, cloud de confiance, cloud privé ou sur site

Le plus souvent, cloud de l'éditeur uniquement

Dépendance à l'éditeur

Migration et réversibilité facilitées

Dépendance forte à l'écosystème de l'éditeur

Vérification de la sécurité

Audits indépendants possibles

Confiance dans les déclarations de l'éditeur

Personnalisation

API ouvertes, architecture modulaire

Limitée à la feuille de route de l'éditeur

Juridiction

Choix de l'hébergeur et de la localisation

Liée à l'éditeur et à son infrastructure

Les notions clés à connaître

Ces termes reviennent dans toutes les comparaisons.

Terme

Définition

Auto-hébergement

L'organisation exploite la plateforme sur sa propre infrastructure, ou chez l'hébergeur de son choix, plutôt que sur le cloud de l'éditeur.

Fédération

Communication entre des serveurs exploités indépendamment, par exemple entre deux organisations partenaires.

Chiffrement de bout en bout

Seuls l'expéditeur et les destinataires peuvent déchiffrer le contenu ; ni l'éditeur ni l'hébergeur n'y ont accès.

Matrix

Protocole de messagerie ouvert et décentralisé, utilisé notamment par Element et Tchap.

XMPP

Protocole ouvert et éprouvé de messagerie instantanée et de présence, mis en œuvre par des serveurs comme Prosody ou ejabberd.

MLS (Messaging Layer Security)

Standard de l'IETF (RFC 9420) pour le chiffrement de bout en bout des groupes, conçu pour passer à l'échelle.

Cloud de confiance

Offre cloud qualifiée SecNumCloud par l'ANSSI, qui vise à protéger les données sensibles face à la menace cybercriminelle et aux lois extraterritoriales.

Pourquoi les organisations se tournent-elles vers l'open source ?

Les exigences de sécurité, de conformité et de souveraineté se sont durcies, et la communication n'y échappe plus. Quatre raisons reviennent le plus souvent.

Réduire la dépendance aux éditeurs

Slack, Microsoft Teams ou Google Chat lient l'organisation à un mode d'hébergement, une tarification, un système d'identité et un écosystème d'intégrations. Plus l'outil est utilisé, plus il devient difficile d'en sortir.

Une plateforme open source réduit cette dépendance : vous pouvez migrer, adapter ou héberger la solution sans l'accord de l'éditeur, et l'accès à vos données ne dépend plus d'un abonnement. Le sujet est développé dans notre panorama des alternatives européennes aux géants de la tech.

Répondre aux exigences de souveraineté et de conformité

Une organisation doit savoir où sont stockées ses données de communication, qui peut y accéder et quel droit s'y applique. Le RGPD encadre le traitement des données personnelles, tandis que le CLOUD Act permet aux autorités américaines d'exiger d'un fournisseur américain des données qu'il détient, où qu'elles soient hébergées. Pour mesurer cet écart, lisez notre article sur le CLOUD Act et la souveraineté des données.

D'autres textes renforcent ces attentes : le règlement DORA, applicable au secteur financier depuis janvier 2025, et la directive NIS 2, dont la transposition en France reste attendue. Le projet de loi Résilience, adopté par le Sénat en mars 2025, n'a pas encore été examiné en séance à l'Assemblée nationale. Les futures entités essentielles et importantes ont tout intérêt à s'y préparer dès maintenant.

Le saviez-vous ?
L'État a fait de l'open source le socle de ses outils collaboratifs : depuis une circulaire du Premier ministre de juillet 2025, Tchap, construite sur Matrix, est la messagerie de référence des ministères. Elle reste réservée aux agents publics. Pour comparer les solutions accessibles aux autres organisations, consultez notre aperçu des applications de messagerie européennes.

Gagner en transparence

Un RSSI doit comprendre comment la plateforme gère le chiffrement, l'authentification, la journalisation et les métadonnées. L'open source permet aux équipes internes comme aux chercheurs indépendants d'examiner le code et l'architecture, plutôt que de se fier aux seules déclarations de l'éditeur.

Mais la transparence ne vaut pas garantie. Un code public peut contenir un chiffrement optionnel, des contrôles d'identité faibles ou des extensions vulnérables : l'open source rend les défauts visibles, il ne les corrige pas.

Choisir son mode de déploiement

Une plateforme open source peut généralement être déployée de plusieurs façons, selon la sensibilité des échanges : sur un cloud de confiance, dans un cloud privé, sur site, ou en combinant ces options. Notre guide sur la souveraineté du cloud pour les entreprises européennes détaille ces arbitrages.

Cette liberté compte pour les opérateurs d'importance vitale (OIV), la défense ou les entreprises réglementées, qui ne peuvent pas confier toutes leurs communications sensibles à un service SaaS public. Elle a toutefois un coût, comme le montre la suite.

Open source ne veut pas dire sécurisé : quelles limites anticiper ?

Les plateformes open source offrent du contrôle, mais elles transfèrent une partie de la charge vers l'organisation. Cinq limites méritent d'être évaluées avant de choisir.

Un déploiement exigeant

Beaucoup de solutions demandent de gérer soi-même l'infrastructure, le réseau, le stockage, les mises à jour et la montée en charge. Sans compétences DevOps internes, la mise en place puis le maintien d'une plateforme auto-hébergée deviennent vite difficiles.

Une exploitation continue

Une plateforme auto-hébergée ne s'arrête pas au déploiement. Correctifs de sécurité, supervision, sauvegardes et gestion des incidents relèvent de l'organisation. L'économie de licences doit donc être comparée au coût complet d'exploitation.

Des lacunes de gouvernance

Plusieurs plateformes ont d'abord été conçues pour des équipes techniques ou des communautés open source. Selon les solutions et les éditions, il peut manquer l'authentification unique (SSO), le provisionnement automatique des comptes (SCIM), la journalisation d'audit, les politiques de conservation ou une gestion fine des rôles.

Une adoption parfois difficile

Une interface pensée pour des développeurs peut rebuter les autres métiers. Quand l'outil officiel est trop complexe, les collaborateurs se replient sur WhatsApp ou Telegram, ce qui recrée exactement le risque que la plateforme devait éliminer. Sur ce point, lisez notre analyse de la sécurité de Telegram.

Des failles de sécurité possibles

Les écarts les plus fréquents sont connus : un chiffrement de bout en bout optionnel ou partiel, des métadonnées visibles (participants, horaires, fréquence des échanges), des extensions tierces qui sortent du périmètre audité et des réglages par défaut insuffisants.

Le conseil Wire
Vérifiez toujours ce qui est chiffré par défaut, et non ce qui peut l'être. Dans Wire, le chiffrement de bout en bout est activé par défaut pour les messages, les appels et les visioconférences, sans option à cocher. Pour comprendre ce que cela change, lisez notre guide sur le fonctionnement des applications de messagerie chiffrée.

Quels critères pour choisir une messagerie instantanée open source ?

Ces critères valent pour toutes les solutions, open source ou non.

Un chiffrement de bout en bout par défaut

Exigez un chiffrement de bout en bout permanent pour les messages, les appels de groupe, les visioconférences et les fichiers, sans activation manuelle. Vérifiez aussi qu'il tient à l'échelle des grands groupes : c'est l'objet de MLS (Messaging Layer Security), standard publié par l'IETF sous la référence RFC 9420, conçu pour chiffrer efficacement des groupes nombreux et changeants.

Deux points complètent ce socle : la protection des métadonnées, et l'absence d'accès de l'éditeur ou de l'opérateur au contenu des échanges.

Une gouvernance d'entreprise

Une grande organisation doit gérer identités et accès à l'échelle : authentification unique (SSO) avec l'annuaire existant, provisionnement et déprovisionnement automatiques (SCIM), journalisation d'audit, politiques de conservation et contrôle d'accès fondé sur les rôles.

Un déploiement compatible avec vos exigences de souveraineté

Vérifiez les modes de déploiement proposés et, surtout, qui opère l'infrastructure. En France, la qualification SecNumCloud délivrée par l'ANSSI permet d'identifier des offres cloud qui visent à protéger les données sensibles face à la menace cybercriminelle et aux lois extraterritoriales. Elle ne préjuge pas du niveau de sécurité des services hébergés : elle complète le chiffrement de bout en bout, sans le remplacer.

Les enjeux d'un hébergement souverain sont détaillés dans notre article sur les défis du cloud souverain.

La fédération et la collaboration externe

Vos équipes échangent avec des sous-traitants, des partenaires et des autorités. La fédération permet à des organisations indépendantes de communiquer tout en conservant chacune son infrastructure et son administration. Vérifiez sur quel protocole elle repose, et comment les membres externes et invités sont identifiés.

La mobilité et les équipes terrain

Pour les équipes d'intervention, de maintenance ou les opérations sur site, comptent des applications iOS et Android sécurisées, l'usage sur plusieurs appareils, la prise en charge des terminaux personnels (BYOD) et des performances fiables sur des réseaux instables.

La résilience et la communication de crise

Demandez-vous enfin si la plateforme peut servir de canal hors bande quand le système d'information est compromis : indépendante de l'infrastructure principale, avec des membres connus à l'avance, partenaires externes compris. Pour bâtir ce dispositif, consultez notre guide du plan de communication de crise.

À lire aussi : Pour comparer les messageries sécurisées au-delà de l'open source, consultez notre comparatif des messageries sécurisées pour entreprises .

Quelles sont les principales messageries instantanées open source ?

Chaque plateforme répond à un usage différent. Les écarts portent surtout sur le chiffrement, la gouvernance, le mode de déploiement et l'effort d'exploitation. Le tableau ci-dessous en donne une vue d'ensemble, à confirmer selon la version et l'édition retenues. Il inclut aussi trois solutions françaises souvent citées dans les comparaisons : Tchap, Olvid et Tixeo, cette dernière n'étant pas open source.

Plateforme

Idéale pour

Point fort

Point d'attention

Chiffrement de bout en bout

Wire sur Cloud Temple

Organisations réglementées, échanges sensibles et communication de crise

Déploiement sur l'infrastructure de Cloud Temple, qualifiée SecNumCloud par l'ANSSI ; standard MLS, gouvernance d'entreprise

Conçu pour des exigences de sécurité formelles, parfois au-delà des besoins d'une petite équipe

Par défaut pour tous les échanges

Element (Matrix)

Échanges fédérés entre organisations

Protocole ouvert et décentralisé

Exploitation et gouvernance d'une fédération exigeantes

Par défaut pour les conversations privées

Tchap (Matrix)

Agents publics : ministères, collectivités, établissements publics

Messagerie de référence des ministères, opérée par la DINUM

Réservée aux agents publics

Par défaut pour les conversations privées

Olvid

Échanges confidentiels, sans numéro de téléphone ni compte

Applications et serveur de distribution open source, certification CSPN de l'ANSSI

Centrée sur la messagerie et les appels

Par défaut

Mattermost

Équipes DevOps et techniques

Intégrations aux outils de développement

Peu adapté aux utilisateurs non techniques

Non natif (extensions tierces)

Rocket.Chat

Déploiements très personnalisés

Nombreuses intégrations, omnicanal

Charge d'administration élevée

Optionnel, à activer par l'administrateur

Zulip

Échanges asynchrones entre équipes techniques

Conversations structurées par sujets

Non conçu pour des échanges sensibles avec l'extérieur

Non

Nextcloud Talk

Organisations déjà équipées de Nextcloud

Intégration aux fichiers et à l'agenda Nextcloud

Moins complet hors de l'écosystème Nextcloud

Appels oui, messages de chat non

Jitsi Meet

Visioconférence légère

Réunions dans le navigateur, sans compte

Pas une messagerie complète

Optionnel

Tixeo (non open source)

Visioconférence sécurisée pour les secteurs sensibles

Chiffrement de bout en bout multipoint, certification CSPN de l'ANSSI

Code propriétaire, centré sur la visioconférence

Par défaut

Twake Workplace

Espace de travail tout-en-un

Messagerie, e-mail et fichiers réunis

Écosystème d'intégrations plus restreint

Optionnel (Twake Chat)

Serveurs XMPP (Prosody, ejabberd)

Infrastructures de messagerie sur mesure

Protocole ouvert éprouvé

Expertise importante, pas de produit clé en main

Selon le client (OMEMO)

Wire sur Cloud Temple : pour les organisations aux exigences de sécurité élevées

Wire est une messagerie sécurisée open source, dont le code est publié et auditable. Messages, appels et visioconférences sont chiffrés de bout en bout par défaut, sur la base du standard MLS (RFC 9420). En France, avec Wire sur Cloud Temple, la messagerie est déployée sur l'infrastructure de Cloud Temple, qualifiée SecNumCloud par l'ANSSI.

Point d'attention : Wire est conçu pour des organisations soumises à des exigences formelles de sécurité ou de conformité. Une petite équipe sans obligation particulière n'aura pas forcément besoin de ce niveau de gouvernance.

Element et Matrix : pour les déploiements fédérés

Element est le client de référence du protocole Matrix, ouvert et décentralisé, qui permet à des serveurs exploités indépendamment de communiquer entre eux. Matrix sert aussi de base à Tchap, la messagerie des agents de l'État. Les conversations privées sont chiffrées de bout en bout par défaut.

Point d'attention : exploiter des serveurs Matrix et gouverner une fédération à grande échelle demande une solide expertise interne. Element convient aux organisations qui doivent échanger entre structures indépendantes.

Mattermost : pour les équipes DevOps et techniques

Mattermost s'adresse aux équipes d'ingénierie, d'exploitation et de réponse aux incidents, avec de nombreuses intégrations aux outils de développement comme GitLab ou Jira.

Point d'attention : Mattermost ne propose pas de chiffrement de bout en bout natif des messages ; des extensions tierces existent, avec des limites. Sa conception centrée sur les développeurs peut aussi freiner l'adoption par les autres métiers.

Rocket.Chat : pour les déploiements très personnalisés

Rocket.Chat mise sur la personnalisation, un large écosystème d'intégrations et l'omnicanal, pour la communication interne comme pour la relation client. Il convient aux organisations dotées d'équipes DevOps solides.

Point d'attention : le chiffrement de bout en bout couvre les messages directs et les salons privés, mais un administrateur doit l'activer, et il limite certaines fonctions comme la recherche. La sécurité dépend beaucoup de la qualité du déploiement.

Zulip : pour les échanges asynchrones

Zulip organise les conversations par sujets, ce qui en fait un outil apprécié des équipes techniques distribuées et des communautés open source qui travaillent sur plusieurs fuseaux horaires.

Point d'attention : Zulip ne propose pas de chiffrement de bout en bout. Il n'est pas conçu pour des échanges sensibles avec des interlocuteurs externes.

Nextcloud Talk : pour l'écosystème Nextcloud

Nextcloud Talk ajoute messagerie et appels à un environnement Nextcloud existant, avec une intégration étroite aux fichiers et à l'agenda. Les appels sont chiffrés de bout en bout.

Point d'attention : les messages de chat ne sont pas chiffrés de bout en bout, et l'outil prend tout son sens au sein de l'écosystème Nextcloud plutôt qu'en plateforme de communication autonome.

Jitsi Meet : pour la visioconférence légère

Jitsi Meet permet d'organiser des réunions vidéo dans le navigateur, sans compte, et s'auto-héberge facilement. Le chiffrement de bout en bout est disponible, mais optionnel.

Point d'attention : ce n'est pas une messagerie complète. Il n'offre ni conversations persistantes ni outils de gouvernance d'entreprise.

Twake Workplace : pour un espace de travail tout-en-un

Développé par l'éditeur français Linagora, Twake Workplace réunit messagerie instantanée, e-mail, partage de fichiers et outils collaboratifs. Son module de chat, Twake Chat, repose sur Matrix et propose un chiffrement de bout en bout à activer.

Point d'attention : son écosystème d'intégrations reste plus restreint que celui des suites établies.

Serveurs XMPP (Prosody, ejabberd) : pour une infrastructure sur mesure

Prosody et ejabberd sont des serveurs du protocole ouvert XMPP, utilisés pour construire une infrastructure de messagerie personnalisée. Ce sont des briques d'infrastructure plutôt que des produits prêts à l'emploi.

Point d'attention : le chiffrement de bout en bout dépend des clients utilisés (OMEMO), et l'interface, la gestion des identités et la gouvernance sont à construire.

À lire aussi : Vous cherchez avant tout à remplacer Teams ? Découvrez les alternatives européennes à Microsoft Teams .

Comment évaluer une plateforme de communication open source ?

Avant de présélectionner une solution, vos équipes sécurité, informatique et architecture doivent pouvoir répondre à ces questions.

Questions du RSSI

Questions de la DSI

Questions de l'architecte d'entreprise

Le chiffrement de bout en bout est-il activé par défaut pour toutes les fonctions ?

Quelle est la complexité du déploiement, de la maintenance et de la montée en charge ?

La plateforme repose-t-elle sur des standards ouverts (MLS, Matrix, XMPP) ?

Qui contrôle les clés de chiffrement et les données ?

Quelles ressources faut-il pour l'exploiter au quotidien ?

Peut-elle se fédérer en sécurité avec des organisations externes ?

Les métadonnées sont-elles protégées, et pas seulement le contenu ?

Quels modes de déploiement sont proposés : cloud de confiance, cloud privé, sur site ?

Quel est le risque de dépendance à l'éditeur ?

Des audits de sécurité indépendants et récents sont-ils disponibles ?

L'éditeur propose-t-il un support et des engagements de service pour les déploiements auto-hébergés ?

Le déploiement est-il réversible si vous devez migrer ?

SSO, SCIM, journaux d'audit et politiques de conservation sont-ils disponibles ?

Quel est le coût complet de possession, exploitation comprise ?

Comment les invités et partenaires externes sont-ils identifiés ?

Ajoutez une question propre au contexte français : l'hébergement envisagé est-il qualifié SecNumCloud lorsque la sensibilité des données le justifie ?

Le saviez-vous ?
Selon l'étude State of Secure Collaboration 2026 de Wire, menée auprès de 208 RSSI en France, en Allemagne et au Royaume-Uni, 84 % jugent leurs outils de collaboration sécurisés, alors que près de la moitié partagent des données sensibles sur des canaux non sécurisés. Découvrez l'étude complète.

Dans quels cas d'usage une messagerie open source fait-elle la différence ?

Le bon choix dépend de l'usage. Voici les principaux cas rencontrés dans les organisations soumises à de fortes exigences, comme les OIV, l'énergie ou la base industrielle et technologique de défense (BITD).

Cas d'usage

Besoin principal

Ce qu'il faut vérifier

Communication de crise (cellule de crise, CERT, CSIRT, SOC)

Un canal hors bande disponible quand le SI est compromis

Indépendance vis-à-vis du SI principal, chiffrement de bout en bout par défaut, membres préparés à l'avance

Comex et codir

Confidentialité des décisions stratégiques

Aucun accès de l'éditeur ou de l'opérateur au contenu

Échanges avec les sous-traitants (BITD, OIV)

Collaborer au-delà de l'organisation

Fédération, accès invités, identification claire des membres externes

Équipes terrain (énergie, maintenance)

Une coordination mobile fiable

Applications mobiles sécurisées, usage multi-appareils, tenue sur réseaux instables

Équipes techniques et DevOps

Intégration aux outils de développement

Intégrations, automatisation, gestion des incidents techniques

Les exigences propres aux industries critiques sont détaillées dans notre article sur la communication interne sécurisée.

Le conseil Wire
Séparez vos usages : un outil collaboratif pour le quotidien, un espace de confiance pour les échanges sensibles et la gestion de crise. Wire sur Cloud Temple s'utilise à côté de vos outils habituels, sans les remplacer. Pour inscrire cette démarche dans vos obligations à venir, lisez notre guide pour se préparer à NIS 2.

Open source et sécurité : que retenir ?

L'open source apporte transparence, réversibilité et liberté d'hébergement. Il ne dispense pas de vérifier le chiffrement par défaut, la gouvernance, la protection des métadonnées et le coût d'exploitation. Le bon choix dépend de vos usages : un outil pour les équipes techniques n'a pas les mêmes exigences qu'un canal de crise.

Pour les échanges sensibles, privilégiez une plateforme qui combine code ouvert, chiffrement de bout en bout par défaut et hébergement de confiance, et élargissez la comparaison aux meilleures plateformes de communication sécurisée pour les entreprises. Wire sur Cloud Temple fait partie de ces options : une messagerie open source, chiffrée de bout en bout par défaut et déployée sur une infrastructure qualifiée SecNumCloud par l'ANSSI.

Comment Wire sur Cloud Temple concilie open source et sécurité d'entreprise

Avec Wire sur Cloud Temple, vos équipes disposent d'une messagerie chiffrée de bout en bout, déployée sur le cloud de confiance de Cloud Temple, qualifié SecNumCloud par l'ANSSI. Un espace de confiance pour vos échanges sensibles et votre communication de crise, à côté de vos outils habituels.

Principales fonctionnalités :

  • Chiffrement de bout en bout par défaut : messages, appels et visioconférences sont chiffrés de bout en bout sur tous les appareils, sans option à activer.
  • Messaging Layer Security (MLS) : Wire s'appuie sur MLS, standard ouvert de l'IETF (RFC 9420), conçu pour sécuriser les échanges en grands groupes.
  • Code open source et auditable : le code de Wire est publié et peut faire l'objet d'audits indépendants.
  • Gouvernance d'entreprise : authentification unique (SSO) et provisionnement des comptes (SCIM) pour gérer les accès à l'échelle de l'organisation.
  • Collaboration au-delà de l'organisation : l'accès invités et la fédération permettent d'échanger avec vos partenaires, sous-traitants et autorités, avec des membres externes clairement identifiés.
  • Déploiement sur un cloud qualifié SecNumCloud : Wire est déployé sur l'infrastructure de Cloud Temple, qualifiée SecNumCloud par l'ANSSI, et référencé dans la Marketplace Cloud Temple. Découvrez Wire sur Cloud Temple.
  • Sous contrôle européen : Wire s'appuie sur des investisseurs exclusivement européens.

Plus de 1 800 organisations utilisent déjà Wire pour sécuriser leurs échanges. Découvrez leurs témoignages.

Ou contactez-nous pour voir comment Wire sur Cloud Temple peut répondre à vos exigences.

Questions fréquentes

Une messagerie instantanée open source est une plateforme de communication d'équipe dont le code source est public : chacun peut l'inspecter, l'auditer et, le plus souvent, la déployer sur l'infrastructure de son choix.

En France, le sujet n'a plus rien de théorique : l'État a fait de l'open source le socle des outils collaboratifs de ses agents, et de nombreuses organisations s'interrogent sur leur dépendance aux suites américaines soumises au CLOUD Act. Reste qu'open source ne veut dire ni sécurisé, ni prêt pour l'entreprise. Dans ce guide, nous verrons :

  • ce qu'est une messagerie instantanée open source et ce qui la distingue d'un outil propriétaire ;
  • pourquoi les organisations françaises s'y intéressent, et quelles limites anticiper ;
  • les principales plateformes du marché, d'Element à Mattermost, comparées sur le chiffrement et la gouvernance ;
  • les critères pour choisir une plateforme adaptée à vos échanges sensibles et à votre communication de crise.

Pour découvrir comment Wire sur Cloud Temple associe code open source et sécurité d'entreprise, échangez avec notre équipe.

L'essentiel

  • Une messagerie open source rend son code auditable et laisse plus de liberté sur l'hébergement qu'un outil SaaS fermé.
  • L'open source ne garantit pas la sécurité : chiffrement de bout en bout par défaut, gouvernance et protection des métadonnées restent à vérifier.
  • Element, Mattermost, Rocket.Chat, Zulip ou Nextcloud Talk répondent à des besoins différents : fédération, équipes techniques, personnalisation, échanges asynchrones, collaboration documentaire.
  • Pour des échanges sensibles, exigez un chiffrement de bout en bout activé par défaut, un protocole ouvert comme MLS et un hébergement sur un cloud de confiance.
  • Wire sur Cloud Temple : déployez la messagerie sécurisée et open source Wire sur une infrastructure qualifiée SecNumCloud par l'ANSSI.

Qu'est-ce qu'une messagerie instantanée open source ?

Une messagerie instantanée open source est un logiciel de communication d'équipe dont le code source est publié sous licence libre. Messages, appels, visioconférences et partage de fichiers peuvent ainsi être audités par des tiers, adaptés aux besoins de l'organisation et déployés sur l'infrastructure de son choix, plutôt que sur le seul cloud d'un éditeur.

C'est le choix qu'a fait l'État pour ses propres agents : La Suite numérique, pilotée par la DINUM, rassemble des outils collaboratifs open source, dont la messagerie Tchap, construite sur le protocole Matrix.

Contrairement à Slack, Microsoft Teams ou WhatsApp, une plateforme open source ne vous impose ni un hébergement ni une feuille de route. On y retrouve en général les mêmes fonctions :

  • messagerie directe et conversations de groupe ;
  • appels audio et vidéo, visioconférence ;
  • partage de fichiers ;
  • accès invités pour les échanges avec l'extérieur ;
  • intégrations avec l'annuaire et les outils de l'organisation.

La différence tient surtout à la transparence : les équipes de sécurité peuvent examiner l'implémentation du chiffrement et les mécanismes d'authentification, puis vérifier que la plateforme respecte leurs exigences internes.

Critère

Plateformes open source

Plateformes propriétaires

Transparence du code

Code public, inspectable et auditable

Code fermé, fonctionnement interne non vérifiable

Mode de déploiement

Selon les solutions : cloud de l'éditeur, cloud de confiance, cloud privé ou sur site

Le plus souvent, cloud de l'éditeur uniquement

Dépendance à l'éditeur

Migration et réversibilité facilitées

Dépendance forte à l'écosystème de l'éditeur

Vérification de la sécurité

Audits indépendants possibles

Confiance dans les déclarations de l'éditeur

Personnalisation

API ouvertes, architecture modulaire

Limitée à la feuille de route de l'éditeur

Juridiction

Choix de l'hébergeur et de la localisation

Liée à l'éditeur et à son infrastructure

Les notions clés à connaître

Ces termes reviennent dans toutes les comparaisons.

Terme

Définition

Auto-hébergement

L'organisation exploite la plateforme sur sa propre infrastructure, ou chez l'hébergeur de son choix, plutôt que sur le cloud de l'éditeur.

Fédération

Communication entre des serveurs exploités indépendamment, par exemple entre deux organisations partenaires.

Chiffrement de bout en bout

Seuls l'expéditeur et les destinataires peuvent déchiffrer le contenu ; ni l'éditeur ni l'hébergeur n'y ont accès.

Matrix

Protocole de messagerie ouvert et décentralisé, utilisé notamment par Element et Tchap.

XMPP

Protocole ouvert et éprouvé de messagerie instantanée et de présence, mis en œuvre par des serveurs comme Prosody ou ejabberd.

MLS (Messaging Layer Security)

Standard de l'IETF (RFC 9420) pour le chiffrement de bout en bout des groupes, conçu pour passer à l'échelle.

Cloud de confiance

Offre cloud qualifiée SecNumCloud par l'ANSSI, qui vise à protéger les données sensibles face à la menace cybercriminelle et aux lois extraterritoriales.

Pourquoi les organisations se tournent-elles vers l'open source ?

Les exigences de sécurité, de conformité et de souveraineté se sont durcies, et la communication n'y échappe plus. Quatre raisons reviennent le plus souvent.

Réduire la dépendance aux éditeurs

Slack, Microsoft Teams ou Google Chat lient l'organisation à un mode d'hébergement, une tarification, un système d'identité et un écosystème d'intégrations. Plus l'outil est utilisé, plus il devient difficile d'en sortir.

Une plateforme open source réduit cette dépendance : vous pouvez migrer, adapter ou héberger la solution sans l'accord de l'éditeur, et l'accès à vos données ne dépend plus d'un abonnement. Le sujet est développé dans notre panorama des alternatives européennes aux géants de la tech.

Répondre aux exigences de souveraineté et de conformité

Une organisation doit savoir où sont stockées ses données de communication, qui peut y accéder et quel droit s'y applique. Le RGPD encadre le traitement des données personnelles, tandis que le CLOUD Act permet aux autorités américaines d'exiger d'un fournisseur américain des données qu'il détient, où qu'elles soient hébergées. Pour mesurer cet écart, lisez notre article sur le CLOUD Act et la souveraineté des données.

D'autres textes renforcent ces attentes : le règlement DORA, applicable au secteur financier depuis janvier 2025, et la directive NIS 2, dont la transposition en France reste attendue. Le projet de loi Résilience, adopté par le Sénat en mars 2025, n'a pas encore été examiné en séance à l'Assemblée nationale. Les futures entités essentielles et importantes ont tout intérêt à s'y préparer dès maintenant.

Le saviez-vous ?
L'État a fait de l'open source le socle de ses outils collaboratifs : depuis une circulaire du Premier ministre de juillet 2025, Tchap, construite sur Matrix, est la messagerie de référence des ministères. Elle reste réservée aux agents publics. Pour comparer les solutions accessibles aux autres organisations, consultez notre aperçu des applications de messagerie européennes.

Gagner en transparence

Un RSSI doit comprendre comment la plateforme gère le chiffrement, l'authentification, la journalisation et les métadonnées. L'open source permet aux équipes internes comme aux chercheurs indépendants d'examiner le code et l'architecture, plutôt que de se fier aux seules déclarations de l'éditeur.

Mais la transparence ne vaut pas garantie. Un code public peut contenir un chiffrement optionnel, des contrôles d'identité faibles ou des extensions vulnérables : l'open source rend les défauts visibles, il ne les corrige pas.

Choisir son mode de déploiement

Une plateforme open source peut généralement être déployée de plusieurs façons, selon la sensibilité des échanges : sur un cloud de confiance, dans un cloud privé, sur site, ou en combinant ces options. Notre guide sur la souveraineté du cloud pour les entreprises européennes détaille ces arbitrages.

Cette liberté compte pour les opérateurs d'importance vitale (OIV), la défense ou les entreprises réglementées, qui ne peuvent pas confier toutes leurs communications sensibles à un service SaaS public. Elle a toutefois un coût, comme le montre la suite.

Open source ne veut pas dire sécurisé : quelles limites anticiper ?

Les plateformes open source offrent du contrôle, mais elles transfèrent une partie de la charge vers l'organisation. Cinq limites méritent d'être évaluées avant de choisir.

Un déploiement exigeant

Beaucoup de solutions demandent de gérer soi-même l'infrastructure, le réseau, le stockage, les mises à jour et la montée en charge. Sans compétences DevOps internes, la mise en place puis le maintien d'une plateforme auto-hébergée deviennent vite difficiles.

Une exploitation continue

Une plateforme auto-hébergée ne s'arrête pas au déploiement. Correctifs de sécurité, supervision, sauvegardes et gestion des incidents relèvent de l'organisation. L'économie de licences doit donc être comparée au coût complet d'exploitation.

Des lacunes de gouvernance

Plusieurs plateformes ont d'abord été conçues pour des équipes techniques ou des communautés open source. Selon les solutions et les éditions, il peut manquer l'authentification unique (SSO), le provisionnement automatique des comptes (SCIM), la journalisation d'audit, les politiques de conservation ou une gestion fine des rôles.

Une adoption parfois difficile

Une interface pensée pour des développeurs peut rebuter les autres métiers. Quand l'outil officiel est trop complexe, les collaborateurs se replient sur WhatsApp ou Telegram, ce qui recrée exactement le risque que la plateforme devait éliminer. Sur ce point, lisez notre analyse de la sécurité de Telegram.

Des failles de sécurité possibles

Les écarts les plus fréquents sont connus : un chiffrement de bout en bout optionnel ou partiel, des métadonnées visibles (participants, horaires, fréquence des échanges), des extensions tierces qui sortent du périmètre audité et des réglages par défaut insuffisants.

Le conseil Wire
Vérifiez toujours ce qui est chiffré par défaut, et non ce qui peut l'être. Dans Wire, le chiffrement de bout en bout est activé par défaut pour les messages, les appels et les visioconférences, sans option à cocher. Pour comprendre ce que cela change, lisez notre guide sur le fonctionnement des applications de messagerie chiffrée.

Quels critères pour choisir une messagerie instantanée open source ?

Ces critères valent pour toutes les solutions, open source ou non.

Un chiffrement de bout en bout par défaut

Exigez un chiffrement de bout en bout permanent pour les messages, les appels de groupe, les visioconférences et les fichiers, sans activation manuelle. Vérifiez aussi qu'il tient à l'échelle des grands groupes : c'est l'objet de MLS (Messaging Layer Security), standard publié par l'IETF sous la référence RFC 9420, conçu pour chiffrer efficacement des groupes nombreux et changeants.

Deux points complètent ce socle : la protection des métadonnées, et l'absence d'accès de l'éditeur ou de l'opérateur au contenu des échanges.

Une gouvernance d'entreprise

Une grande organisation doit gérer identités et accès à l'échelle : authentification unique (SSO) avec l'annuaire existant, provisionnement et déprovisionnement automatiques (SCIM), journalisation d'audit, politiques de conservation et contrôle d'accès fondé sur les rôles.

Un déploiement compatible avec vos exigences de souveraineté

Vérifiez les modes de déploiement proposés et, surtout, qui opère l'infrastructure. En France, la qualification SecNumCloud délivrée par l'ANSSI permet d'identifier des offres cloud qui visent à protéger les données sensibles face à la menace cybercriminelle et aux lois extraterritoriales. Elle ne préjuge pas du niveau de sécurité des services hébergés : elle complète le chiffrement de bout en bout, sans le remplacer.

Les enjeux d'un hébergement souverain sont détaillés dans notre article sur les défis du cloud souverain.

La fédération et la collaboration externe

Vos équipes échangent avec des sous-traitants, des partenaires et des autorités. La fédération permet à des organisations indépendantes de communiquer tout en conservant chacune son infrastructure et son administration. Vérifiez sur quel protocole elle repose, et comment les membres externes et invités sont identifiés.

La mobilité et les équipes terrain

Pour les équipes d'intervention, de maintenance ou les opérations sur site, comptent des applications iOS et Android sécurisées, l'usage sur plusieurs appareils, la prise en charge des terminaux personnels (BYOD) et des performances fiables sur des réseaux instables.

La résilience et la communication de crise

Demandez-vous enfin si la plateforme peut servir de canal hors bande quand le système d'information est compromis : indépendante de l'infrastructure principale, avec des membres connus à l'avance, partenaires externes compris. Pour bâtir ce dispositif, consultez notre guide du plan de communication de crise.

À lire aussi : Pour comparer les messageries sécurisées au-delà de l'open source, consultez notre comparatif des messageries sécurisées pour entreprises .

Quelles sont les principales messageries instantanées open source ?

Chaque plateforme répond à un usage différent. Les écarts portent surtout sur le chiffrement, la gouvernance, le mode de déploiement et l'effort d'exploitation. Le tableau ci-dessous en donne une vue d'ensemble, à confirmer selon la version et l'édition retenues. Il inclut aussi trois solutions françaises souvent citées dans les comparaisons : Tchap, Olvid et Tixeo, cette dernière n'étant pas open source.

Plateforme

Idéale pour

Point fort

Point d'attention

Chiffrement de bout en bout

Wire sur Cloud Temple

Organisations réglementées, échanges sensibles et communication de crise

Déploiement sur l'infrastructure de Cloud Temple, qualifiée SecNumCloud par l'ANSSI ; standard MLS, gouvernance d'entreprise

Conçu pour des exigences de sécurité formelles, parfois au-delà des besoins d'une petite équipe

Par défaut pour tous les échanges

Element (Matrix)

Échanges fédérés entre organisations

Protocole ouvert et décentralisé

Exploitation et gouvernance d'une fédération exigeantes

Par défaut pour les conversations privées

Tchap (Matrix)

Agents publics : ministères, collectivités, établissements publics

Messagerie de référence des ministères, opérée par la DINUM

Réservée aux agents publics

Par défaut pour les conversations privées

Olvid

Échanges confidentiels, sans numéro de téléphone ni compte

Applications et serveur de distribution open source, certification CSPN de l'ANSSI

Centrée sur la messagerie et les appels

Par défaut

Mattermost

Équipes DevOps et techniques

Intégrations aux outils de développement

Peu adapté aux utilisateurs non techniques

Non natif (extensions tierces)

Rocket.Chat

Déploiements très personnalisés

Nombreuses intégrations, omnicanal

Charge d'administration élevée

Optionnel, à activer par l'administrateur

Zulip

Échanges asynchrones entre équipes techniques

Conversations structurées par sujets

Non conçu pour des échanges sensibles avec l'extérieur

Non

Nextcloud Talk

Organisations déjà équipées de Nextcloud

Intégration aux fichiers et à l'agenda Nextcloud

Moins complet hors de l'écosystème Nextcloud

Appels oui, messages de chat non

Jitsi Meet

Visioconférence légère

Réunions dans le navigateur, sans compte

Pas une messagerie complète

Optionnel

Tixeo (non open source)

Visioconférence sécurisée pour les secteurs sensibles

Chiffrement de bout en bout multipoint, certification CSPN de l'ANSSI

Code propriétaire, centré sur la visioconférence

Par défaut

Twake Workplace

Espace de travail tout-en-un

Messagerie, e-mail et fichiers réunis

Écosystème d'intégrations plus restreint

Optionnel (Twake Chat)

Serveurs XMPP (Prosody, ejabberd)

Infrastructures de messagerie sur mesure

Protocole ouvert éprouvé

Expertise importante, pas de produit clé en main

Selon le client (OMEMO)

Wire sur Cloud Temple : pour les organisations aux exigences de sécurité élevées

Wire est une messagerie sécurisée open source, dont le code est publié et auditable. Messages, appels et visioconférences sont chiffrés de bout en bout par défaut, sur la base du standard MLS (RFC 9420). En France, avec Wire sur Cloud Temple, la messagerie est déployée sur l'infrastructure de Cloud Temple, qualifiée SecNumCloud par l'ANSSI.

Point d'attention : Wire est conçu pour des organisations soumises à des exigences formelles de sécurité ou de conformité. Une petite équipe sans obligation particulière n'aura pas forcément besoin de ce niveau de gouvernance.

Element et Matrix : pour les déploiements fédérés

Element est le client de référence du protocole Matrix, ouvert et décentralisé, qui permet à des serveurs exploités indépendamment de communiquer entre eux. Matrix sert aussi de base à Tchap, la messagerie des agents de l'État. Les conversations privées sont chiffrées de bout en bout par défaut.

Point d'attention : exploiter des serveurs Matrix et gouverner une fédération à grande échelle demande une solide expertise interne. Element convient aux organisations qui doivent échanger entre structures indépendantes.

Mattermost : pour les équipes DevOps et techniques

Mattermost s'adresse aux équipes d'ingénierie, d'exploitation et de réponse aux incidents, avec de nombreuses intégrations aux outils de développement comme GitLab ou Jira.

Point d'attention : Mattermost ne propose pas de chiffrement de bout en bout natif des messages ; des extensions tierces existent, avec des limites. Sa conception centrée sur les développeurs peut aussi freiner l'adoption par les autres métiers.

Rocket.Chat : pour les déploiements très personnalisés

Rocket.Chat mise sur la personnalisation, un large écosystème d'intégrations et l'omnicanal, pour la communication interne comme pour la relation client. Il convient aux organisations dotées d'équipes DevOps solides.

Point d'attention : le chiffrement de bout en bout couvre les messages directs et les salons privés, mais un administrateur doit l'activer, et il limite certaines fonctions comme la recherche. La sécurité dépend beaucoup de la qualité du déploiement.

Zulip : pour les échanges asynchrones

Zulip organise les conversations par sujets, ce qui en fait un outil apprécié des équipes techniques distribuées et des communautés open source qui travaillent sur plusieurs fuseaux horaires.

Point d'attention : Zulip ne propose pas de chiffrement de bout en bout. Il n'est pas conçu pour des échanges sensibles avec des interlocuteurs externes.

Nextcloud Talk : pour l'écosystème Nextcloud

Nextcloud Talk ajoute messagerie et appels à un environnement Nextcloud existant, avec une intégration étroite aux fichiers et à l'agenda. Les appels sont chiffrés de bout en bout.

Point d'attention : les messages de chat ne sont pas chiffrés de bout en bout, et l'outil prend tout son sens au sein de l'écosystème Nextcloud plutôt qu'en plateforme de communication autonome.

Jitsi Meet : pour la visioconférence légère

Jitsi Meet permet d'organiser des réunions vidéo dans le navigateur, sans compte, et s'auto-héberge facilement. Le chiffrement de bout en bout est disponible, mais optionnel.

Point d'attention : ce n'est pas une messagerie complète. Il n'offre ni conversations persistantes ni outils de gouvernance d'entreprise.

Twake Workplace : pour un espace de travail tout-en-un

Développé par l'éditeur français Linagora, Twake Workplace réunit messagerie instantanée, e-mail, partage de fichiers et outils collaboratifs. Son module de chat, Twake Chat, repose sur Matrix et propose un chiffrement de bout en bout à activer.

Point d'attention : son écosystème d'intégrations reste plus restreint que celui des suites établies.

Serveurs XMPP (Prosody, ejabberd) : pour une infrastructure sur mesure

Prosody et ejabberd sont des serveurs du protocole ouvert XMPP, utilisés pour construire une infrastructure de messagerie personnalisée. Ce sont des briques d'infrastructure plutôt que des produits prêts à l'emploi.

Point d'attention : le chiffrement de bout en bout dépend des clients utilisés (OMEMO), et l'interface, la gestion des identités et la gouvernance sont à construire.

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Comment évaluer une plateforme de communication open source ?

Avant de présélectionner une solution, vos équipes sécurité, informatique et architecture doivent pouvoir répondre à ces questions.

Questions du RSSI

Questions de la DSI

Questions de l'architecte d'entreprise

Le chiffrement de bout en bout est-il activé par défaut pour toutes les fonctions ?

Quelle est la complexité du déploiement, de la maintenance et de la montée en charge ?

La plateforme repose-t-elle sur des standards ouverts (MLS, Matrix, XMPP) ?

Qui contrôle les clés de chiffrement et les données ?

Quelles ressources faut-il pour l'exploiter au quotidien ?

Peut-elle se fédérer en sécurité avec des organisations externes ?

Les métadonnées sont-elles protégées, et pas seulement le contenu ?

Quels modes de déploiement sont proposés : cloud de confiance, cloud privé, sur site ?

Quel est le risque de dépendance à l'éditeur ?

Des audits de sécurité indépendants et récents sont-ils disponibles ?

L'éditeur propose-t-il un support et des engagements de service pour les déploiements auto-hébergés ?

Le déploiement est-il réversible si vous devez migrer ?

SSO, SCIM, journaux d'audit et politiques de conservation sont-ils disponibles ?

Quel est le coût complet de possession, exploitation comprise ?

Comment les invités et partenaires externes sont-ils identifiés ?

Ajoutez une question propre au contexte français : l'hébergement envisagé est-il qualifié SecNumCloud lorsque la sensibilité des données le justifie ?

Le saviez-vous ?
Selon l'étude State of Secure Collaboration 2026 de Wire, menée auprès de 208 RSSI en France, en Allemagne et au Royaume-Uni, 84 % jugent leurs outils de collaboration sécurisés, alors que près de la moitié partagent des données sensibles sur des canaux non sécurisés. Découvrez l'étude complète.

Dans quels cas d'usage une messagerie open source fait-elle la différence ?

Le bon choix dépend de l'usage. Voici les principaux cas rencontrés dans les organisations soumises à de fortes exigences, comme les OIV, l'énergie ou la base industrielle et technologique de défense (BITD).

Cas d'usage

Besoin principal

Ce qu'il faut vérifier

Communication de crise (cellule de crise, CERT, CSIRT, SOC)

Un canal hors bande disponible quand le SI est compromis

Indépendance vis-à-vis du SI principal, chiffrement de bout en bout par défaut, membres préparés à l'avance

Comex et codir

Confidentialité des décisions stratégiques

Aucun accès de l'éditeur ou de l'opérateur au contenu

Échanges avec les sous-traitants (BITD, OIV)

Collaborer au-delà de l'organisation

Fédération, accès invités, identification claire des membres externes

Équipes terrain (énergie, maintenance)

Une coordination mobile fiable

Applications mobiles sécurisées, usage multi-appareils, tenue sur réseaux instables

Équipes techniques et DevOps

Intégration aux outils de développement

Intégrations, automatisation, gestion des incidents techniques

Les exigences propres aux industries critiques sont détaillées dans notre article sur la communication interne sécurisée.

Le conseil Wire
Séparez vos usages : un outil collaboratif pour le quotidien, un espace de confiance pour les échanges sensibles et la gestion de crise. Wire sur Cloud Temple s'utilise à côté de vos outils habituels, sans les remplacer. Pour inscrire cette démarche dans vos obligations à venir, lisez notre guide pour se préparer à NIS 2.

Open source et sécurité : que retenir ?

L'open source apporte transparence, réversibilité et liberté d'hébergement. Il ne dispense pas de vérifier le chiffrement par défaut, la gouvernance, la protection des métadonnées et le coût d'exploitation. Le bon choix dépend de vos usages : un outil pour les équipes techniques n'a pas les mêmes exigences qu'un canal de crise.

Pour les échanges sensibles, privilégiez une plateforme qui combine code ouvert, chiffrement de bout en bout par défaut et hébergement de confiance, et élargissez la comparaison aux meilleures plateformes de communication sécurisée pour les entreprises. Wire sur Cloud Temple fait partie de ces options : une messagerie open source, chiffrée de bout en bout par défaut et déployée sur une infrastructure qualifiée SecNumCloud par l'ANSSI.

Comment Wire sur Cloud Temple concilie open source et sécurité d'entreprise

Avec Wire sur Cloud Temple, vos équipes disposent d'une messagerie chiffrée de bout en bout, déployée sur le cloud de confiance de Cloud Temple, qualifié SecNumCloud par l'ANSSI. Un espace de confiance pour vos échanges sensibles et votre communication de crise, à côté de vos outils habituels.

Principales fonctionnalités :

  • Chiffrement de bout en bout par défaut : messages, appels et visioconférences sont chiffrés de bout en bout sur tous les appareils, sans option à activer.
  • Messaging Layer Security (MLS) : Wire s'appuie sur MLS, standard ouvert de l'IETF (RFC 9420), conçu pour sécuriser les échanges en grands groupes.
  • Code open source et auditable : le code de Wire est publié et peut faire l'objet d'audits indépendants.
  • Gouvernance d'entreprise : authentification unique (SSO) et provisionnement des comptes (SCIM) pour gérer les accès à l'échelle de l'organisation.
  • Collaboration au-delà de l'organisation : l'accès invités et la fédération permettent d'échanger avec vos partenaires, sous-traitants et autorités, avec des membres externes clairement identifiés.
  • Déploiement sur un cloud qualifié SecNumCloud : Wire est déployé sur l'infrastructure de Cloud Temple, qualifiée SecNumCloud par l'ANSSI, et référencé dans la Marketplace Cloud Temple. Découvrez Wire sur Cloud Temple.
  • Sous contrôle européen : Wire s'appuie sur des investisseurs exclusivement européens.

Plus de 1 800 organisations utilisent déjà Wire pour sécuriser leurs échanges. Découvrez leurs témoignages.

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