Une messagerie instantanée open source est une plateforme de communication d'équipe dont le code source est public : chacun peut l'inspecter, l'auditer et, le plus souvent, la déployer sur l'infrastructure de son choix.
En France, le sujet n'a plus rien de théorique : l'État a fait de l'open source le socle des outils collaboratifs de ses agents, et de nombreuses organisations s'interrogent sur leur dépendance aux suites américaines soumises au CLOUD Act. Reste qu'open source ne veut dire ni sécurisé, ni prêt pour l'entreprise. Dans ce guide, nous verrons :
Pour découvrir comment Wire sur Cloud Temple associe code open source et sécurité d'entreprise, échangez avec notre équipe.
L'essentiel
Une messagerie instantanée open source est un logiciel de communication d'équipe dont le code source est publié sous licence libre. Messages, appels, visioconférences et partage de fichiers peuvent ainsi être audités par des tiers, adaptés aux besoins de l'organisation et déployés sur l'infrastructure de son choix, plutôt que sur le seul cloud d'un éditeur.
C'est le choix qu'a fait l'État pour ses propres agents : La Suite numérique, pilotée par la DINUM, rassemble des outils collaboratifs open source, dont la messagerie Tchap, construite sur le protocole Matrix.
Contrairement à Slack, Microsoft Teams ou WhatsApp, une plateforme open source ne vous impose ni un hébergement ni une feuille de route. On y retrouve en général les mêmes fonctions :
La différence tient surtout à la transparence : les équipes de sécurité peuvent examiner l'implémentation du chiffrement et les mécanismes d'authentification, puis vérifier que la plateforme respecte leurs exigences internes.
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Critère |
Plateformes open source |
Plateformes propriétaires |
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Transparence du code |
Code public, inspectable et auditable |
Code fermé, fonctionnement interne non vérifiable |
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Mode de déploiement |
Selon les solutions : cloud de l'éditeur, cloud de confiance, cloud privé ou sur site |
Le plus souvent, cloud de l'éditeur uniquement |
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Dépendance à l'éditeur |
Migration et réversibilité facilitées |
Dépendance forte à l'écosystème de l'éditeur |
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Vérification de la sécurité |
Audits indépendants possibles |
Confiance dans les déclarations de l'éditeur |
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Personnalisation |
API ouvertes, architecture modulaire |
Limitée à la feuille de route de l'éditeur |
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Juridiction |
Choix de l'hébergeur et de la localisation |
Liée à l'éditeur et à son infrastructure |
Ces termes reviennent dans toutes les comparaisons.
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Terme |
Définition |
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Auto-hébergement |
L'organisation exploite la plateforme sur sa propre infrastructure, ou chez l'hébergeur de son choix, plutôt que sur le cloud de l'éditeur. |
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Fédération |
Communication entre des serveurs exploités indépendamment, par exemple entre deux organisations partenaires. |
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Chiffrement de bout en bout |
Seuls l'expéditeur et les destinataires peuvent déchiffrer le contenu ; ni l'éditeur ni l'hébergeur n'y ont accès. |
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Matrix |
Protocole de messagerie ouvert et décentralisé, utilisé notamment par Element et Tchap. |
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XMPP |
Protocole ouvert et éprouvé de messagerie instantanée et de présence, mis en œuvre par des serveurs comme Prosody ou ejabberd. |
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MLS (Messaging Layer Security) |
Standard de l'IETF (RFC 9420) pour le chiffrement de bout en bout des groupes, conçu pour passer à l'échelle. |
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Cloud de confiance |
Offre cloud qualifiée SecNumCloud par l'ANSSI, qui vise à protéger les données sensibles face à la menace cybercriminelle et aux lois extraterritoriales. |
Les exigences de sécurité, de conformité et de souveraineté se sont durcies, et la communication n'y échappe plus. Quatre raisons reviennent le plus souvent.
Slack, Microsoft Teams ou Google Chat lient l'organisation à un mode d'hébergement, une tarification, un système d'identité et un écosystème d'intégrations. Plus l'outil est utilisé, plus il devient difficile d'en sortir.
Une plateforme open source réduit cette dépendance : vous pouvez migrer, adapter ou héberger la solution sans l'accord de l'éditeur, et l'accès à vos données ne dépend plus d'un abonnement. Le sujet est développé dans notre panorama des alternatives européennes aux géants de la tech.
Une organisation doit savoir où sont stockées ses données de communication, qui peut y accéder et quel droit s'y applique. Le RGPD encadre le traitement des données personnelles, tandis que le CLOUD Act permet aux autorités américaines d'exiger d'un fournisseur américain des données qu'il détient, où qu'elles soient hébergées. Pour mesurer cet écart, lisez notre article sur le CLOUD Act et la souveraineté des données.
D'autres textes renforcent ces attentes : le règlement DORA, applicable au secteur financier depuis janvier 2025, et la directive NIS 2, dont la transposition en France reste attendue. Le projet de loi Résilience, adopté par le Sénat en mars 2025, n'a pas encore été examiné en séance à l'Assemblée nationale. Les futures entités essentielles et importantes ont tout intérêt à s'y préparer dès maintenant.
Un RSSI doit comprendre comment la plateforme gère le chiffrement, l'authentification, la journalisation et les métadonnées. L'open source permet aux équipes internes comme aux chercheurs indépendants d'examiner le code et l'architecture, plutôt que de se fier aux seules déclarations de l'éditeur.
Mais la transparence ne vaut pas garantie. Un code public peut contenir un chiffrement optionnel, des contrôles d'identité faibles ou des extensions vulnérables : l'open source rend les défauts visibles, il ne les corrige pas.
Une plateforme open source peut généralement être déployée de plusieurs façons, selon la sensibilité des échanges : sur un cloud de confiance, dans un cloud privé, sur site, ou en combinant ces options. Notre guide sur la souveraineté du cloud pour les entreprises européennes détaille ces arbitrages.
Cette liberté compte pour les opérateurs d'importance vitale (OIV), la défense ou les entreprises réglementées, qui ne peuvent pas confier toutes leurs communications sensibles à un service SaaS public. Elle a toutefois un coût, comme le montre la suite.
Les plateformes open source offrent du contrôle, mais elles transfèrent une partie de la charge vers l'organisation. Cinq limites méritent d'être évaluées avant de choisir.
Beaucoup de solutions demandent de gérer soi-même l'infrastructure, le réseau, le stockage, les mises à jour et la montée en charge. Sans compétences DevOps internes, la mise en place puis le maintien d'une plateforme auto-hébergée deviennent vite difficiles.
Une plateforme auto-hébergée ne s'arrête pas au déploiement. Correctifs de sécurité, supervision, sauvegardes et gestion des incidents relèvent de l'organisation. L'économie de licences doit donc être comparée au coût complet d'exploitation.
Plusieurs plateformes ont d'abord été conçues pour des équipes techniques ou des communautés open source. Selon les solutions et les éditions, il peut manquer l'authentification unique (SSO), le provisionnement automatique des comptes (SCIM), la journalisation d'audit, les politiques de conservation ou une gestion fine des rôles.
Une interface pensée pour des développeurs peut rebuter les autres métiers. Quand l'outil officiel est trop complexe, les collaborateurs se replient sur WhatsApp ou Telegram, ce qui recrée exactement le risque que la plateforme devait éliminer. Sur ce point, lisez notre analyse de la sécurité de Telegram.
Les écarts les plus fréquents sont connus : un chiffrement de bout en bout optionnel ou partiel, des métadonnées visibles (participants, horaires, fréquence des échanges), des extensions tierces qui sortent du périmètre audité et des réglages par défaut insuffisants.
Ces critères valent pour toutes les solutions, open source ou non.
Exigez un chiffrement de bout en bout permanent pour les messages, les appels de groupe, les visioconférences et les fichiers, sans activation manuelle. Vérifiez aussi qu'il tient à l'échelle des grands groupes : c'est l'objet de MLS (Messaging Layer Security), standard publié par l'IETF sous la référence RFC 9420, conçu pour chiffrer efficacement des groupes nombreux et changeants.
Deux points complètent ce socle : la protection des métadonnées, et l'absence d'accès de l'éditeur ou de l'opérateur au contenu des échanges.
Une grande organisation doit gérer identités et accès à l'échelle : authentification unique (SSO) avec l'annuaire existant, provisionnement et déprovisionnement automatiques (SCIM), journalisation d'audit, politiques de conservation et contrôle d'accès fondé sur les rôles.
Vérifiez les modes de déploiement proposés et, surtout, qui opère l'infrastructure. En France, la qualification SecNumCloud délivrée par l'ANSSI permet d'identifier des offres cloud qui visent à protéger les données sensibles face à la menace cybercriminelle et aux lois extraterritoriales. Elle ne préjuge pas du niveau de sécurité des services hébergés : elle complète le chiffrement de bout en bout, sans le remplacer.
Les enjeux d'un hébergement souverain sont détaillés dans notre article sur les défis du cloud souverain.
Vos équipes échangent avec des sous-traitants, des partenaires et des autorités. La fédération permet à des organisations indépendantes de communiquer tout en conservant chacune son infrastructure et son administration. Vérifiez sur quel protocole elle repose, et comment les membres externes et invités sont identifiés.
Pour les équipes d'intervention, de maintenance ou les opérations sur site, comptent des applications iOS et Android sécurisées, l'usage sur plusieurs appareils, la prise en charge des terminaux personnels (BYOD) et des performances fiables sur des réseaux instables.
Demandez-vous enfin si la plateforme peut servir de canal hors bande quand le système d'information est compromis : indépendante de l'infrastructure principale, avec des membres connus à l'avance, partenaires externes compris. Pour bâtir ce dispositif, consultez notre guide du plan de communication de crise.
Chaque plateforme répond à un usage différent. Les écarts portent surtout sur le chiffrement, la gouvernance, le mode de déploiement et l'effort d'exploitation. Le tableau ci-dessous en donne une vue d'ensemble, à confirmer selon la version et l'édition retenues. Il inclut aussi trois solutions françaises souvent citées dans les comparaisons : Tchap, Olvid et Tixeo, cette dernière n'étant pas open source.
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Plateforme |
Idéale pour |
Point fort |
Point d'attention |
Chiffrement de bout en bout |
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Wire sur Cloud Temple |
Organisations réglementées, échanges sensibles et communication de crise |
Déploiement sur l'infrastructure de Cloud Temple, qualifiée SecNumCloud par l'ANSSI ; standard MLS, gouvernance d'entreprise |
Conçu pour des exigences de sécurité formelles, parfois au-delà des besoins d'une petite équipe |
Par défaut pour tous les échanges |
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Element (Matrix) |
Échanges fédérés entre organisations |
Protocole ouvert et décentralisé |
Exploitation et gouvernance d'une fédération exigeantes |
Par défaut pour les conversations privées |
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Tchap (Matrix) |
Agents publics : ministères, collectivités, établissements publics |
Messagerie de référence des ministères, opérée par la DINUM |
Réservée aux agents publics |
Par défaut pour les conversations privées |
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Olvid |
Échanges confidentiels, sans numéro de téléphone ni compte |
Applications et serveur de distribution open source, certification CSPN de l'ANSSI |
Centrée sur la messagerie et les appels |
Par défaut |
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Mattermost |
Équipes DevOps et techniques |
Intégrations aux outils de développement |
Peu adapté aux utilisateurs non techniques |
Non natif (extensions tierces) |
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Rocket.Chat |
Déploiements très personnalisés |
Nombreuses intégrations, omnicanal |
Charge d'administration élevée |
Optionnel, à activer par l'administrateur |
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Zulip |
Échanges asynchrones entre équipes techniques |
Conversations structurées par sujets |
Non conçu pour des échanges sensibles avec l'extérieur |
Non |
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Nextcloud Talk |
Organisations déjà équipées de Nextcloud |
Intégration aux fichiers et à l'agenda Nextcloud |
Moins complet hors de l'écosystème Nextcloud |
Appels oui, messages de chat non |
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Jitsi Meet |
Visioconférence légère |
Réunions dans le navigateur, sans compte |
Pas une messagerie complète |
Optionnel |
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Tixeo (non open source) |
Visioconférence sécurisée pour les secteurs sensibles |
Chiffrement de bout en bout multipoint, certification CSPN de l'ANSSI |
Code propriétaire, centré sur la visioconférence |
Par défaut |
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Twake Workplace |
Espace de travail tout-en-un |
Messagerie, e-mail et fichiers réunis |
Écosystème d'intégrations plus restreint |
Optionnel (Twake Chat) |
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Serveurs XMPP (Prosody, ejabberd) |
Infrastructures de messagerie sur mesure |
Protocole ouvert éprouvé |
Expertise importante, pas de produit clé en main |
Selon le client (OMEMO) |
Wire est une messagerie sécurisée open source, dont le code est publié et auditable. Messages, appels et visioconférences sont chiffrés de bout en bout par défaut, sur la base du standard MLS (RFC 9420). En France, avec Wire sur Cloud Temple, la messagerie est déployée sur l'infrastructure de Cloud Temple, qualifiée SecNumCloud par l'ANSSI.
Point d'attention : Wire est conçu pour des organisations soumises à des exigences formelles de sécurité ou de conformité. Une petite équipe sans obligation particulière n'aura pas forcément besoin de ce niveau de gouvernance.
Element est le client de référence du protocole Matrix, ouvert et décentralisé, qui permet à des serveurs exploités indépendamment de communiquer entre eux. Matrix sert aussi de base à Tchap, la messagerie des agents de l'État. Les conversations privées sont chiffrées de bout en bout par défaut.
Point d'attention : exploiter des serveurs Matrix et gouverner une fédération à grande échelle demande une solide expertise interne. Element convient aux organisations qui doivent échanger entre structures indépendantes.
Mattermost s'adresse aux équipes d'ingénierie, d'exploitation et de réponse aux incidents, avec de nombreuses intégrations aux outils de développement comme GitLab ou Jira.
Point d'attention : Mattermost ne propose pas de chiffrement de bout en bout natif des messages ; des extensions tierces existent, avec des limites. Sa conception centrée sur les développeurs peut aussi freiner l'adoption par les autres métiers.
Rocket.Chat mise sur la personnalisation, un large écosystème d'intégrations et l'omnicanal, pour la communication interne comme pour la relation client. Il convient aux organisations dotées d'équipes DevOps solides.
Point d'attention : le chiffrement de bout en bout couvre les messages directs et les salons privés, mais un administrateur doit l'activer, et il limite certaines fonctions comme la recherche. La sécurité dépend beaucoup de la qualité du déploiement.
Zulip organise les conversations par sujets, ce qui en fait un outil apprécié des équipes techniques distribuées et des communautés open source qui travaillent sur plusieurs fuseaux horaires.
Point d'attention : Zulip ne propose pas de chiffrement de bout en bout. Il n'est pas conçu pour des échanges sensibles avec des interlocuteurs externes.
Nextcloud Talk ajoute messagerie et appels à un environnement Nextcloud existant, avec une intégration étroite aux fichiers et à l'agenda. Les appels sont chiffrés de bout en bout.
Point d'attention : les messages de chat ne sont pas chiffrés de bout en bout, et l'outil prend tout son sens au sein de l'écosystème Nextcloud plutôt qu'en plateforme de communication autonome.
Jitsi Meet permet d'organiser des réunions vidéo dans le navigateur, sans compte, et s'auto-héberge facilement. Le chiffrement de bout en bout est disponible, mais optionnel.
Point d'attention : ce n'est pas une messagerie complète. Il n'offre ni conversations persistantes ni outils de gouvernance d'entreprise.
Développé par l'éditeur français Linagora, Twake Workplace réunit messagerie instantanée, e-mail, partage de fichiers et outils collaboratifs. Son module de chat, Twake Chat, repose sur Matrix et propose un chiffrement de bout en bout à activer.
Point d'attention : son écosystème d'intégrations reste plus restreint que celui des suites établies.
Prosody et ejabberd sont des serveurs du protocole ouvert XMPP, utilisés pour construire une infrastructure de messagerie personnalisée. Ce sont des briques d'infrastructure plutôt que des produits prêts à l'emploi.
Point d'attention : le chiffrement de bout en bout dépend des clients utilisés (OMEMO), et l'interface, la gestion des identités et la gouvernance sont à construire.
Avant de présélectionner une solution, vos équipes sécurité, informatique et architecture doivent pouvoir répondre à ces questions.
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Questions du RSSI |
Questions de la DSI |
Questions de l'architecte d'entreprise |
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Le chiffrement de bout en bout est-il activé par défaut pour toutes les fonctions ? |
Quelle est la complexité du déploiement, de la maintenance et de la montée en charge ? |
La plateforme repose-t-elle sur des standards ouverts (MLS, Matrix, XMPP) ? |
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Qui contrôle les clés de chiffrement et les données ? |
Quelles ressources faut-il pour l'exploiter au quotidien ? |
Peut-elle se fédérer en sécurité avec des organisations externes ? |
|
Les métadonnées sont-elles protégées, et pas seulement le contenu ? |
Quels modes de déploiement sont proposés : cloud de confiance, cloud privé, sur site ? |
Quel est le risque de dépendance à l'éditeur ? |
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Des audits de sécurité indépendants et récents sont-ils disponibles ? |
L'éditeur propose-t-il un support et des engagements de service pour les déploiements auto-hébergés ? |
Le déploiement est-il réversible si vous devez migrer ? |
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SSO, SCIM, journaux d'audit et politiques de conservation sont-ils disponibles ? |
Quel est le coût complet de possession, exploitation comprise ? |
Comment les invités et partenaires externes sont-ils identifiés ? |
Ajoutez une question propre au contexte français : l'hébergement envisagé est-il qualifié SecNumCloud lorsque la sensibilité des données le justifie ?
Le bon choix dépend de l'usage. Voici les principaux cas rencontrés dans les organisations soumises à de fortes exigences, comme les OIV, l'énergie ou la base industrielle et technologique de défense (BITD).
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Cas d'usage |
Besoin principal |
Ce qu'il faut vérifier |
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Communication de crise (cellule de crise, CERT, CSIRT, SOC) |
Un canal hors bande disponible quand le SI est compromis |
Indépendance vis-à-vis du SI principal, chiffrement de bout en bout par défaut, membres préparés à l'avance |
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Comex et codir |
Confidentialité des décisions stratégiques |
Aucun accès de l'éditeur ou de l'opérateur au contenu |
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Échanges avec les sous-traitants (BITD, OIV) |
Collaborer au-delà de l'organisation |
Fédération, accès invités, identification claire des membres externes |
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Équipes terrain (énergie, maintenance) |
Une coordination mobile fiable |
Applications mobiles sécurisées, usage multi-appareils, tenue sur réseaux instables |
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Équipes techniques et DevOps |
Intégration aux outils de développement |
Intégrations, automatisation, gestion des incidents techniques |
Les exigences propres aux industries critiques sont détaillées dans notre article sur la communication interne sécurisée.
L'open source apporte transparence, réversibilité et liberté d'hébergement. Il ne dispense pas de vérifier le chiffrement par défaut, la gouvernance, la protection des métadonnées et le coût d'exploitation. Le bon choix dépend de vos usages : un outil pour les équipes techniques n'a pas les mêmes exigences qu'un canal de crise.
Pour les échanges sensibles, privilégiez une plateforme qui combine code ouvert, chiffrement de bout en bout par défaut et hébergement de confiance, et élargissez la comparaison aux meilleures plateformes de communication sécurisée pour les entreprises. Wire sur Cloud Temple fait partie de ces options : une messagerie open source, chiffrée de bout en bout par défaut et déployée sur une infrastructure qualifiée SecNumCloud par l'ANSSI.
Avec Wire sur Cloud Temple, vos équipes disposent d'une messagerie chiffrée de bout en bout, déployée sur le cloud de confiance de Cloud Temple, qualifié SecNumCloud par l'ANSSI. Un espace de confiance pour vos échanges sensibles et votre communication de crise, à côté de vos outils habituels.
Principales fonctionnalités :
Plus de 1 800 organisations utilisent déjà Wire pour sécuriser leurs échanges. Découvrez leurs témoignages.
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Une messagerie instantanée open source est une plateforme de communication d'équipe dont le code source est public : chacun peut l'inspecter, l'auditer et, le plus souvent, la déployer sur l'infrastructure de son choix.
En France, le sujet n'a plus rien de théorique : l'État a fait de l'open source le socle des outils collaboratifs de ses agents, et de nombreuses organisations s'interrogent sur leur dépendance aux suites américaines soumises au CLOUD Act. Reste qu'open source ne veut dire ni sécurisé, ni prêt pour l'entreprise. Dans ce guide, nous verrons :
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L'essentiel
Une messagerie instantanée open source est un logiciel de communication d'équipe dont le code source est publié sous licence libre. Messages, appels, visioconférences et partage de fichiers peuvent ainsi être audités par des tiers, adaptés aux besoins de l'organisation et déployés sur l'infrastructure de son choix, plutôt que sur le seul cloud d'un éditeur.
C'est le choix qu'a fait l'État pour ses propres agents : La Suite numérique, pilotée par la DINUM, rassemble des outils collaboratifs open source, dont la messagerie Tchap, construite sur le protocole Matrix.
Contrairement à Slack, Microsoft Teams ou WhatsApp, une plateforme open source ne vous impose ni un hébergement ni une feuille de route. On y retrouve en général les mêmes fonctions :
La différence tient surtout à la transparence : les équipes de sécurité peuvent examiner l'implémentation du chiffrement et les mécanismes d'authentification, puis vérifier que la plateforme respecte leurs exigences internes.
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Critère |
Plateformes open source |
Plateformes propriétaires |
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Transparence du code |
Code public, inspectable et auditable |
Code fermé, fonctionnement interne non vérifiable |
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Mode de déploiement |
Selon les solutions : cloud de l'éditeur, cloud de confiance, cloud privé ou sur site |
Le plus souvent, cloud de l'éditeur uniquement |
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Dépendance à l'éditeur |
Migration et réversibilité facilitées |
Dépendance forte à l'écosystème de l'éditeur |
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Vérification de la sécurité |
Audits indépendants possibles |
Confiance dans les déclarations de l'éditeur |
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Personnalisation |
API ouvertes, architecture modulaire |
Limitée à la feuille de route de l'éditeur |
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Juridiction |
Choix de l'hébergeur et de la localisation |
Liée à l'éditeur et à son infrastructure |
Ces termes reviennent dans toutes les comparaisons.
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Terme |
Définition |
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Auto-hébergement |
L'organisation exploite la plateforme sur sa propre infrastructure, ou chez l'hébergeur de son choix, plutôt que sur le cloud de l'éditeur. |
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Fédération |
Communication entre des serveurs exploités indépendamment, par exemple entre deux organisations partenaires. |
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Chiffrement de bout en bout |
Seuls l'expéditeur et les destinataires peuvent déchiffrer le contenu ; ni l'éditeur ni l'hébergeur n'y ont accès. |
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Matrix |
Protocole de messagerie ouvert et décentralisé, utilisé notamment par Element et Tchap. |
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XMPP |
Protocole ouvert et éprouvé de messagerie instantanée et de présence, mis en œuvre par des serveurs comme Prosody ou ejabberd. |
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MLS (Messaging Layer Security) |
Standard de l'IETF (RFC 9420) pour le chiffrement de bout en bout des groupes, conçu pour passer à l'échelle. |
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Cloud de confiance |
Offre cloud qualifiée SecNumCloud par l'ANSSI, qui vise à protéger les données sensibles face à la menace cybercriminelle et aux lois extraterritoriales. |
Les exigences de sécurité, de conformité et de souveraineté se sont durcies, et la communication n'y échappe plus. Quatre raisons reviennent le plus souvent.
Slack, Microsoft Teams ou Google Chat lient l'organisation à un mode d'hébergement, une tarification, un système d'identité et un écosystème d'intégrations. Plus l'outil est utilisé, plus il devient difficile d'en sortir.
Une plateforme open source réduit cette dépendance : vous pouvez migrer, adapter ou héberger la solution sans l'accord de l'éditeur, et l'accès à vos données ne dépend plus d'un abonnement. Le sujet est développé dans notre panorama des alternatives européennes aux géants de la tech.
Une organisation doit savoir où sont stockées ses données de communication, qui peut y accéder et quel droit s'y applique. Le RGPD encadre le traitement des données personnelles, tandis que le CLOUD Act permet aux autorités américaines d'exiger d'un fournisseur américain des données qu'il détient, où qu'elles soient hébergées. Pour mesurer cet écart, lisez notre article sur le CLOUD Act et la souveraineté des données.
D'autres textes renforcent ces attentes : le règlement DORA, applicable au secteur financier depuis janvier 2025, et la directive NIS 2, dont la transposition en France reste attendue. Le projet de loi Résilience, adopté par le Sénat en mars 2025, n'a pas encore été examiné en séance à l'Assemblée nationale. Les futures entités essentielles et importantes ont tout intérêt à s'y préparer dès maintenant.
Un RSSI doit comprendre comment la plateforme gère le chiffrement, l'authentification, la journalisation et les métadonnées. L'open source permet aux équipes internes comme aux chercheurs indépendants d'examiner le code et l'architecture, plutôt que de se fier aux seules déclarations de l'éditeur.
Mais la transparence ne vaut pas garantie. Un code public peut contenir un chiffrement optionnel, des contrôles d'identité faibles ou des extensions vulnérables : l'open source rend les défauts visibles, il ne les corrige pas.
Une plateforme open source peut généralement être déployée de plusieurs façons, selon la sensibilité des échanges : sur un cloud de confiance, dans un cloud privé, sur site, ou en combinant ces options. Notre guide sur la souveraineté du cloud pour les entreprises européennes détaille ces arbitrages.
Cette liberté compte pour les opérateurs d'importance vitale (OIV), la défense ou les entreprises réglementées, qui ne peuvent pas confier toutes leurs communications sensibles à un service SaaS public. Elle a toutefois un coût, comme le montre la suite.
Les plateformes open source offrent du contrôle, mais elles transfèrent une partie de la charge vers l'organisation. Cinq limites méritent d'être évaluées avant de choisir.
Beaucoup de solutions demandent de gérer soi-même l'infrastructure, le réseau, le stockage, les mises à jour et la montée en charge. Sans compétences DevOps internes, la mise en place puis le maintien d'une plateforme auto-hébergée deviennent vite difficiles.
Une plateforme auto-hébergée ne s'arrête pas au déploiement. Correctifs de sécurité, supervision, sauvegardes et gestion des incidents relèvent de l'organisation. L'économie de licences doit donc être comparée au coût complet d'exploitation.
Plusieurs plateformes ont d'abord été conçues pour des équipes techniques ou des communautés open source. Selon les solutions et les éditions, il peut manquer l'authentification unique (SSO), le provisionnement automatique des comptes (SCIM), la journalisation d'audit, les politiques de conservation ou une gestion fine des rôles.
Une interface pensée pour des développeurs peut rebuter les autres métiers. Quand l'outil officiel est trop complexe, les collaborateurs se replient sur WhatsApp ou Telegram, ce qui recrée exactement le risque que la plateforme devait éliminer. Sur ce point, lisez notre analyse de la sécurité de Telegram.
Les écarts les plus fréquents sont connus : un chiffrement de bout en bout optionnel ou partiel, des métadonnées visibles (participants, horaires, fréquence des échanges), des extensions tierces qui sortent du périmètre audité et des réglages par défaut insuffisants.
Ces critères valent pour toutes les solutions, open source ou non.
Exigez un chiffrement de bout en bout permanent pour les messages, les appels de groupe, les visioconférences et les fichiers, sans activation manuelle. Vérifiez aussi qu'il tient à l'échelle des grands groupes : c'est l'objet de MLS (Messaging Layer Security), standard publié par l'IETF sous la référence RFC 9420, conçu pour chiffrer efficacement des groupes nombreux et changeants.
Deux points complètent ce socle : la protection des métadonnées, et l'absence d'accès de l'éditeur ou de l'opérateur au contenu des échanges.
Une grande organisation doit gérer identités et accès à l'échelle : authentification unique (SSO) avec l'annuaire existant, provisionnement et déprovisionnement automatiques (SCIM), journalisation d'audit, politiques de conservation et contrôle d'accès fondé sur les rôles.
Vérifiez les modes de déploiement proposés et, surtout, qui opère l'infrastructure. En France, la qualification SecNumCloud délivrée par l'ANSSI permet d'identifier des offres cloud qui visent à protéger les données sensibles face à la menace cybercriminelle et aux lois extraterritoriales. Elle ne préjuge pas du niveau de sécurité des services hébergés : elle complète le chiffrement de bout en bout, sans le remplacer.
Les enjeux d'un hébergement souverain sont détaillés dans notre article sur les défis du cloud souverain.
Vos équipes échangent avec des sous-traitants, des partenaires et des autorités. La fédération permet à des organisations indépendantes de communiquer tout en conservant chacune son infrastructure et son administration. Vérifiez sur quel protocole elle repose, et comment les membres externes et invités sont identifiés.
Pour les équipes d'intervention, de maintenance ou les opérations sur site, comptent des applications iOS et Android sécurisées, l'usage sur plusieurs appareils, la prise en charge des terminaux personnels (BYOD) et des performances fiables sur des réseaux instables.
Demandez-vous enfin si la plateforme peut servir de canal hors bande quand le système d'information est compromis : indépendante de l'infrastructure principale, avec des membres connus à l'avance, partenaires externes compris. Pour bâtir ce dispositif, consultez notre guide du plan de communication de crise.
Chaque plateforme répond à un usage différent. Les écarts portent surtout sur le chiffrement, la gouvernance, le mode de déploiement et l'effort d'exploitation. Le tableau ci-dessous en donne une vue d'ensemble, à confirmer selon la version et l'édition retenues. Il inclut aussi trois solutions françaises souvent citées dans les comparaisons : Tchap, Olvid et Tixeo, cette dernière n'étant pas open source.
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Plateforme |
Idéale pour |
Point fort |
Point d'attention |
Chiffrement de bout en bout |
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Wire sur Cloud Temple |
Organisations réglementées, échanges sensibles et communication de crise |
Déploiement sur l'infrastructure de Cloud Temple, qualifiée SecNumCloud par l'ANSSI ; standard MLS, gouvernance d'entreprise |
Conçu pour des exigences de sécurité formelles, parfois au-delà des besoins d'une petite équipe |
Par défaut pour tous les échanges |
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Element (Matrix) |
Échanges fédérés entre organisations |
Protocole ouvert et décentralisé |
Exploitation et gouvernance d'une fédération exigeantes |
Par défaut pour les conversations privées |
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Tchap (Matrix) |
Agents publics : ministères, collectivités, établissements publics |
Messagerie de référence des ministères, opérée par la DINUM |
Réservée aux agents publics |
Par défaut pour les conversations privées |
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Olvid |
Échanges confidentiels, sans numéro de téléphone ni compte |
Applications et serveur de distribution open source, certification CSPN de l'ANSSI |
Centrée sur la messagerie et les appels |
Par défaut |
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Mattermost |
Équipes DevOps et techniques |
Intégrations aux outils de développement |
Peu adapté aux utilisateurs non techniques |
Non natif (extensions tierces) |
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Rocket.Chat |
Déploiements très personnalisés |
Nombreuses intégrations, omnicanal |
Charge d'administration élevée |
Optionnel, à activer par l'administrateur |
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Zulip |
Échanges asynchrones entre équipes techniques |
Conversations structurées par sujets |
Non conçu pour des échanges sensibles avec l'extérieur |
Non |
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Nextcloud Talk |
Organisations déjà équipées de Nextcloud |
Intégration aux fichiers et à l'agenda Nextcloud |
Moins complet hors de l'écosystème Nextcloud |
Appels oui, messages de chat non |
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Jitsi Meet |
Visioconférence légère |
Réunions dans le navigateur, sans compte |
Pas une messagerie complète |
Optionnel |
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Tixeo (non open source) |
Visioconférence sécurisée pour les secteurs sensibles |
Chiffrement de bout en bout multipoint, certification CSPN de l'ANSSI |
Code propriétaire, centré sur la visioconférence |
Par défaut |
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Twake Workplace |
Espace de travail tout-en-un |
Messagerie, e-mail et fichiers réunis |
Écosystème d'intégrations plus restreint |
Optionnel (Twake Chat) |
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Serveurs XMPP (Prosody, ejabberd) |
Infrastructures de messagerie sur mesure |
Protocole ouvert éprouvé |
Expertise importante, pas de produit clé en main |
Selon le client (OMEMO) |
Wire est une messagerie sécurisée open source, dont le code est publié et auditable. Messages, appels et visioconférences sont chiffrés de bout en bout par défaut, sur la base du standard MLS (RFC 9420). En France, avec Wire sur Cloud Temple, la messagerie est déployée sur l'infrastructure de Cloud Temple, qualifiée SecNumCloud par l'ANSSI.
Point d'attention : Wire est conçu pour des organisations soumises à des exigences formelles de sécurité ou de conformité. Une petite équipe sans obligation particulière n'aura pas forcément besoin de ce niveau de gouvernance.
Element est le client de référence du protocole Matrix, ouvert et décentralisé, qui permet à des serveurs exploités indépendamment de communiquer entre eux. Matrix sert aussi de base à Tchap, la messagerie des agents de l'État. Les conversations privées sont chiffrées de bout en bout par défaut.
Point d'attention : exploiter des serveurs Matrix et gouverner une fédération à grande échelle demande une solide expertise interne. Element convient aux organisations qui doivent échanger entre structures indépendantes.
Mattermost s'adresse aux équipes d'ingénierie, d'exploitation et de réponse aux incidents, avec de nombreuses intégrations aux outils de développement comme GitLab ou Jira.
Point d'attention : Mattermost ne propose pas de chiffrement de bout en bout natif des messages ; des extensions tierces existent, avec des limites. Sa conception centrée sur les développeurs peut aussi freiner l'adoption par les autres métiers.
Rocket.Chat mise sur la personnalisation, un large écosystème d'intégrations et l'omnicanal, pour la communication interne comme pour la relation client. Il convient aux organisations dotées d'équipes DevOps solides.
Point d'attention : le chiffrement de bout en bout couvre les messages directs et les salons privés, mais un administrateur doit l'activer, et il limite certaines fonctions comme la recherche. La sécurité dépend beaucoup de la qualité du déploiement.
Zulip organise les conversations par sujets, ce qui en fait un outil apprécié des équipes techniques distribuées et des communautés open source qui travaillent sur plusieurs fuseaux horaires.
Point d'attention : Zulip ne propose pas de chiffrement de bout en bout. Il n'est pas conçu pour des échanges sensibles avec des interlocuteurs externes.
Nextcloud Talk ajoute messagerie et appels à un environnement Nextcloud existant, avec une intégration étroite aux fichiers et à l'agenda. Les appels sont chiffrés de bout en bout.
Point d'attention : les messages de chat ne sont pas chiffrés de bout en bout, et l'outil prend tout son sens au sein de l'écosystème Nextcloud plutôt qu'en plateforme de communication autonome.
Jitsi Meet permet d'organiser des réunions vidéo dans le navigateur, sans compte, et s'auto-héberge facilement. Le chiffrement de bout en bout est disponible, mais optionnel.
Point d'attention : ce n'est pas une messagerie complète. Il n'offre ni conversations persistantes ni outils de gouvernance d'entreprise.
Développé par l'éditeur français Linagora, Twake Workplace réunit messagerie instantanée, e-mail, partage de fichiers et outils collaboratifs. Son module de chat, Twake Chat, repose sur Matrix et propose un chiffrement de bout en bout à activer.
Point d'attention : son écosystème d'intégrations reste plus restreint que celui des suites établies.
Prosody et ejabberd sont des serveurs du protocole ouvert XMPP, utilisés pour construire une infrastructure de messagerie personnalisée. Ce sont des briques d'infrastructure plutôt que des produits prêts à l'emploi.
Point d'attention : le chiffrement de bout en bout dépend des clients utilisés (OMEMO), et l'interface, la gestion des identités et la gouvernance sont à construire.
Avant de présélectionner une solution, vos équipes sécurité, informatique et architecture doivent pouvoir répondre à ces questions.
|
Questions du RSSI |
Questions de la DSI |
Questions de l'architecte d'entreprise |
|
Le chiffrement de bout en bout est-il activé par défaut pour toutes les fonctions ? |
Quelle est la complexité du déploiement, de la maintenance et de la montée en charge ? |
La plateforme repose-t-elle sur des standards ouverts (MLS, Matrix, XMPP) ? |
|
Qui contrôle les clés de chiffrement et les données ? |
Quelles ressources faut-il pour l'exploiter au quotidien ? |
Peut-elle se fédérer en sécurité avec des organisations externes ? |
|
Les métadonnées sont-elles protégées, et pas seulement le contenu ? |
Quels modes de déploiement sont proposés : cloud de confiance, cloud privé, sur site ? |
Quel est le risque de dépendance à l'éditeur ? |
|
Des audits de sécurité indépendants et récents sont-ils disponibles ? |
L'éditeur propose-t-il un support et des engagements de service pour les déploiements auto-hébergés ? |
Le déploiement est-il réversible si vous devez migrer ? |
|
SSO, SCIM, journaux d'audit et politiques de conservation sont-ils disponibles ? |
Quel est le coût complet de possession, exploitation comprise ? |
Comment les invités et partenaires externes sont-ils identifiés ? |
Ajoutez une question propre au contexte français : l'hébergement envisagé est-il qualifié SecNumCloud lorsque la sensibilité des données le justifie ?
Le bon choix dépend de l'usage. Voici les principaux cas rencontrés dans les organisations soumises à de fortes exigences, comme les OIV, l'énergie ou la base industrielle et technologique de défense (BITD).
|
Cas d'usage |
Besoin principal |
Ce qu'il faut vérifier |
|
Communication de crise (cellule de crise, CERT, CSIRT, SOC) |
Un canal hors bande disponible quand le SI est compromis |
Indépendance vis-à-vis du SI principal, chiffrement de bout en bout par défaut, membres préparés à l'avance |
|
Comex et codir |
Confidentialité des décisions stratégiques |
Aucun accès de l'éditeur ou de l'opérateur au contenu |
|
Échanges avec les sous-traitants (BITD, OIV) |
Collaborer au-delà de l'organisation |
Fédération, accès invités, identification claire des membres externes |
|
Équipes terrain (énergie, maintenance) |
Une coordination mobile fiable |
Applications mobiles sécurisées, usage multi-appareils, tenue sur réseaux instables |
|
Équipes techniques et DevOps |
Intégration aux outils de développement |
Intégrations, automatisation, gestion des incidents techniques |
Les exigences propres aux industries critiques sont détaillées dans notre article sur la communication interne sécurisée.
L'open source apporte transparence, réversibilité et liberté d'hébergement. Il ne dispense pas de vérifier le chiffrement par défaut, la gouvernance, la protection des métadonnées et le coût d'exploitation. Le bon choix dépend de vos usages : un outil pour les équipes techniques n'a pas les mêmes exigences qu'un canal de crise.
Pour les échanges sensibles, privilégiez une plateforme qui combine code ouvert, chiffrement de bout en bout par défaut et hébergement de confiance, et élargissez la comparaison aux meilleures plateformes de communication sécurisée pour les entreprises. Wire sur Cloud Temple fait partie de ces options : une messagerie open source, chiffrée de bout en bout par défaut et déployée sur une infrastructure qualifiée SecNumCloud par l'ANSSI.
Avec Wire sur Cloud Temple, vos équipes disposent d'une messagerie chiffrée de bout en bout, déployée sur le cloud de confiance de Cloud Temple, qualifié SecNumCloud par l'ANSSI. Un espace de confiance pour vos échanges sensibles et votre communication de crise, à côté de vos outils habituels.
Principales fonctionnalités :
Plus de 1 800 organisations utilisent déjà Wire pour sécuriser leurs échanges. Découvrez leurs témoignages.
Ou contactez-nous pour voir comment Wire sur Cloud Temple peut répondre à vos exigences.
Une messagerie instantanée open source est une plateforme de communication d'équipe dont le code source est public : chacun peut l'inspecter, l'auditer et, le plus souvent, la déployer sur l'infrastructure de son choix.
En France, le sujet n'a plus rien de théorique : l'État a fait de l'open source le socle des outils collaboratifs de ses agents, et de nombreuses organisations s'interrogent sur leur dépendance aux suites américaines soumises au CLOUD Act. Reste qu'open source ne veut dire ni sécurisé, ni prêt pour l'entreprise. Dans ce guide, nous verrons :
Pour découvrir comment Wire sur Cloud Temple associe code open source et sécurité d'entreprise, échangez avec notre équipe.
L'essentiel
Une messagerie instantanée open source est un logiciel de communication d'équipe dont le code source est publié sous licence libre. Messages, appels, visioconférences et partage de fichiers peuvent ainsi être audités par des tiers, adaptés aux besoins de l'organisation et déployés sur l'infrastructure de son choix, plutôt que sur le seul cloud d'un éditeur.
C'est le choix qu'a fait l'État pour ses propres agents : La Suite numérique, pilotée par la DINUM, rassemble des outils collaboratifs open source, dont la messagerie Tchap, construite sur le protocole Matrix.
Contrairement à Slack, Microsoft Teams ou WhatsApp, une plateforme open source ne vous impose ni un hébergement ni une feuille de route. On y retrouve en général les mêmes fonctions :
La différence tient surtout à la transparence : les équipes de sécurité peuvent examiner l'implémentation du chiffrement et les mécanismes d'authentification, puis vérifier que la plateforme respecte leurs exigences internes.
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Critère |
Plateformes open source |
Plateformes propriétaires |
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Transparence du code |
Code public, inspectable et auditable |
Code fermé, fonctionnement interne non vérifiable |
|
Mode de déploiement |
Selon les solutions : cloud de l'éditeur, cloud de confiance, cloud privé ou sur site |
Le plus souvent, cloud de l'éditeur uniquement |
|
Dépendance à l'éditeur |
Migration et réversibilité facilitées |
Dépendance forte à l'écosystème de l'éditeur |
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Vérification de la sécurité |
Audits indépendants possibles |
Confiance dans les déclarations de l'éditeur |
|
Personnalisation |
API ouvertes, architecture modulaire |
Limitée à la feuille de route de l'éditeur |
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Juridiction |
Choix de l'hébergeur et de la localisation |
Liée à l'éditeur et à son infrastructure |
Ces termes reviennent dans toutes les comparaisons.
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Terme |
Définition |
|
Auto-hébergement |
L'organisation exploite la plateforme sur sa propre infrastructure, ou chez l'hébergeur de son choix, plutôt que sur le cloud de l'éditeur. |
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Fédération |
Communication entre des serveurs exploités indépendamment, par exemple entre deux organisations partenaires. |
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Chiffrement de bout en bout |
Seuls l'expéditeur et les destinataires peuvent déchiffrer le contenu ; ni l'éditeur ni l'hébergeur n'y ont accès. |
|
Matrix |
Protocole de messagerie ouvert et décentralisé, utilisé notamment par Element et Tchap. |
|
XMPP |
Protocole ouvert et éprouvé de messagerie instantanée et de présence, mis en œuvre par des serveurs comme Prosody ou ejabberd. |
|
MLS (Messaging Layer Security) |
Standard de l'IETF (RFC 9420) pour le chiffrement de bout en bout des groupes, conçu pour passer à l'échelle. |
|
Cloud de confiance |
Offre cloud qualifiée SecNumCloud par l'ANSSI, qui vise à protéger les données sensibles face à la menace cybercriminelle et aux lois extraterritoriales. |
Les exigences de sécurité, de conformité et de souveraineté se sont durcies, et la communication n'y échappe plus. Quatre raisons reviennent le plus souvent.
Slack, Microsoft Teams ou Google Chat lient l'organisation à un mode d'hébergement, une tarification, un système d'identité et un écosystème d'intégrations. Plus l'outil est utilisé, plus il devient difficile d'en sortir.
Une plateforme open source réduit cette dépendance : vous pouvez migrer, adapter ou héberger la solution sans l'accord de l'éditeur, et l'accès à vos données ne dépend plus d'un abonnement. Le sujet est développé dans notre panorama des alternatives européennes aux géants de la tech.
Une organisation doit savoir où sont stockées ses données de communication, qui peut y accéder et quel droit s'y applique. Le RGPD encadre le traitement des données personnelles, tandis que le CLOUD Act permet aux autorités américaines d'exiger d'un fournisseur américain des données qu'il détient, où qu'elles soient hébergées. Pour mesurer cet écart, lisez notre article sur le CLOUD Act et la souveraineté des données.
D'autres textes renforcent ces attentes : le règlement DORA, applicable au secteur financier depuis janvier 2025, et la directive NIS 2, dont la transposition en France reste attendue. Le projet de loi Résilience, adopté par le Sénat en mars 2025, n'a pas encore été examiné en séance à l'Assemblée nationale. Les futures entités essentielles et importantes ont tout intérêt à s'y préparer dès maintenant.
Un RSSI doit comprendre comment la plateforme gère le chiffrement, l'authentification, la journalisation et les métadonnées. L'open source permet aux équipes internes comme aux chercheurs indépendants d'examiner le code et l'architecture, plutôt que de se fier aux seules déclarations de l'éditeur.
Mais la transparence ne vaut pas garantie. Un code public peut contenir un chiffrement optionnel, des contrôles d'identité faibles ou des extensions vulnérables : l'open source rend les défauts visibles, il ne les corrige pas.
Une plateforme open source peut généralement être déployée de plusieurs façons, selon la sensibilité des échanges : sur un cloud de confiance, dans un cloud privé, sur site, ou en combinant ces options. Notre guide sur la souveraineté du cloud pour les entreprises européennes détaille ces arbitrages.
Cette liberté compte pour les opérateurs d'importance vitale (OIV), la défense ou les entreprises réglementées, qui ne peuvent pas confier toutes leurs communications sensibles à un service SaaS public. Elle a toutefois un coût, comme le montre la suite.
Les plateformes open source offrent du contrôle, mais elles transfèrent une partie de la charge vers l'organisation. Cinq limites méritent d'être évaluées avant de choisir.
Beaucoup de solutions demandent de gérer soi-même l'infrastructure, le réseau, le stockage, les mises à jour et la montée en charge. Sans compétences DevOps internes, la mise en place puis le maintien d'une plateforme auto-hébergée deviennent vite difficiles.
Une plateforme auto-hébergée ne s'arrête pas au déploiement. Correctifs de sécurité, supervision, sauvegardes et gestion des incidents relèvent de l'organisation. L'économie de licences doit donc être comparée au coût complet d'exploitation.
Plusieurs plateformes ont d'abord été conçues pour des équipes techniques ou des communautés open source. Selon les solutions et les éditions, il peut manquer l'authentification unique (SSO), le provisionnement automatique des comptes (SCIM), la journalisation d'audit, les politiques de conservation ou une gestion fine des rôles.
Une interface pensée pour des développeurs peut rebuter les autres métiers. Quand l'outil officiel est trop complexe, les collaborateurs se replient sur WhatsApp ou Telegram, ce qui recrée exactement le risque que la plateforme devait éliminer. Sur ce point, lisez notre analyse de la sécurité de Telegram.
Les écarts les plus fréquents sont connus : un chiffrement de bout en bout optionnel ou partiel, des métadonnées visibles (participants, horaires, fréquence des échanges), des extensions tierces qui sortent du périmètre audité et des réglages par défaut insuffisants.
Ces critères valent pour toutes les solutions, open source ou non.
Exigez un chiffrement de bout en bout permanent pour les messages, les appels de groupe, les visioconférences et les fichiers, sans activation manuelle. Vérifiez aussi qu'il tient à l'échelle des grands groupes : c'est l'objet de MLS (Messaging Layer Security), standard publié par l'IETF sous la référence RFC 9420, conçu pour chiffrer efficacement des groupes nombreux et changeants.
Deux points complètent ce socle : la protection des métadonnées, et l'absence d'accès de l'éditeur ou de l'opérateur au contenu des échanges.
Une grande organisation doit gérer identités et accès à l'échelle : authentification unique (SSO) avec l'annuaire existant, provisionnement et déprovisionnement automatiques (SCIM), journalisation d'audit, politiques de conservation et contrôle d'accès fondé sur les rôles.
Vérifiez les modes de déploiement proposés et, surtout, qui opère l'infrastructure. En France, la qualification SecNumCloud délivrée par l'ANSSI permet d'identifier des offres cloud qui visent à protéger les données sensibles face à la menace cybercriminelle et aux lois extraterritoriales. Elle ne préjuge pas du niveau de sécurité des services hébergés : elle complète le chiffrement de bout en bout, sans le remplacer.
Les enjeux d'un hébergement souverain sont détaillés dans notre article sur les défis du cloud souverain.
Vos équipes échangent avec des sous-traitants, des partenaires et des autorités. La fédération permet à des organisations indépendantes de communiquer tout en conservant chacune son infrastructure et son administration. Vérifiez sur quel protocole elle repose, et comment les membres externes et invités sont identifiés.
Pour les équipes d'intervention, de maintenance ou les opérations sur site, comptent des applications iOS et Android sécurisées, l'usage sur plusieurs appareils, la prise en charge des terminaux personnels (BYOD) et des performances fiables sur des réseaux instables.
Demandez-vous enfin si la plateforme peut servir de canal hors bande quand le système d'information est compromis : indépendante de l'infrastructure principale, avec des membres connus à l'avance, partenaires externes compris. Pour bâtir ce dispositif, consultez notre guide du plan de communication de crise.
Chaque plateforme répond à un usage différent. Les écarts portent surtout sur le chiffrement, la gouvernance, le mode de déploiement et l'effort d'exploitation. Le tableau ci-dessous en donne une vue d'ensemble, à confirmer selon la version et l'édition retenues. Il inclut aussi trois solutions françaises souvent citées dans les comparaisons : Tchap, Olvid et Tixeo, cette dernière n'étant pas open source.
|
Plateforme |
Idéale pour |
Point fort |
Point d'attention |
Chiffrement de bout en bout |
|
Wire sur Cloud Temple |
Organisations réglementées, échanges sensibles et communication de crise |
Déploiement sur l'infrastructure de Cloud Temple, qualifiée SecNumCloud par l'ANSSI ; standard MLS, gouvernance d'entreprise |
Conçu pour des exigences de sécurité formelles, parfois au-delà des besoins d'une petite équipe |
Par défaut pour tous les échanges |
|
Element (Matrix) |
Échanges fédérés entre organisations |
Protocole ouvert et décentralisé |
Exploitation et gouvernance d'une fédération exigeantes |
Par défaut pour les conversations privées |
|
Tchap (Matrix) |
Agents publics : ministères, collectivités, établissements publics |
Messagerie de référence des ministères, opérée par la DINUM |
Réservée aux agents publics |
Par défaut pour les conversations privées |
|
Olvid |
Échanges confidentiels, sans numéro de téléphone ni compte |
Applications et serveur de distribution open source, certification CSPN de l'ANSSI |
Centrée sur la messagerie et les appels |
Par défaut |
|
Mattermost |
Équipes DevOps et techniques |
Intégrations aux outils de développement |
Peu adapté aux utilisateurs non techniques |
Non natif (extensions tierces) |
|
Rocket.Chat |
Déploiements très personnalisés |
Nombreuses intégrations, omnicanal |
Charge d'administration élevée |
Optionnel, à activer par l'administrateur |
|
Zulip |
Échanges asynchrones entre équipes techniques |
Conversations structurées par sujets |
Non conçu pour des échanges sensibles avec l'extérieur |
Non |
|
Nextcloud Talk |
Organisations déjà équipées de Nextcloud |
Intégration aux fichiers et à l'agenda Nextcloud |
Moins complet hors de l'écosystème Nextcloud |
Appels oui, messages de chat non |
|
Jitsi Meet |
Visioconférence légère |
Réunions dans le navigateur, sans compte |
Pas une messagerie complète |
Optionnel |
|
Tixeo (non open source) |
Visioconférence sécurisée pour les secteurs sensibles |
Chiffrement de bout en bout multipoint, certification CSPN de l'ANSSI |
Code propriétaire, centré sur la visioconférence |
Par défaut |
|
Twake Workplace |
Espace de travail tout-en-un |
Messagerie, e-mail et fichiers réunis |
Écosystème d'intégrations plus restreint |
Optionnel (Twake Chat) |
|
Serveurs XMPP (Prosody, ejabberd) |
Infrastructures de messagerie sur mesure |
Protocole ouvert éprouvé |
Expertise importante, pas de produit clé en main |
Selon le client (OMEMO) |
Wire est une messagerie sécurisée open source, dont le code est publié et auditable. Messages, appels et visioconférences sont chiffrés de bout en bout par défaut, sur la base du standard MLS (RFC 9420). En France, avec Wire sur Cloud Temple, la messagerie est déployée sur l'infrastructure de Cloud Temple, qualifiée SecNumCloud par l'ANSSI.
Point d'attention : Wire est conçu pour des organisations soumises à des exigences formelles de sécurité ou de conformité. Une petite équipe sans obligation particulière n'aura pas forcément besoin de ce niveau de gouvernance.
Element est le client de référence du protocole Matrix, ouvert et décentralisé, qui permet à des serveurs exploités indépendamment de communiquer entre eux. Matrix sert aussi de base à Tchap, la messagerie des agents de l'État. Les conversations privées sont chiffrées de bout en bout par défaut.
Point d'attention : exploiter des serveurs Matrix et gouverner une fédération à grande échelle demande une solide expertise interne. Element convient aux organisations qui doivent échanger entre structures indépendantes.
Mattermost s'adresse aux équipes d'ingénierie, d'exploitation et de réponse aux incidents, avec de nombreuses intégrations aux outils de développement comme GitLab ou Jira.
Point d'attention : Mattermost ne propose pas de chiffrement de bout en bout natif des messages ; des extensions tierces existent, avec des limites. Sa conception centrée sur les développeurs peut aussi freiner l'adoption par les autres métiers.
Rocket.Chat mise sur la personnalisation, un large écosystème d'intégrations et l'omnicanal, pour la communication interne comme pour la relation client. Il convient aux organisations dotées d'équipes DevOps solides.
Point d'attention : le chiffrement de bout en bout couvre les messages directs et les salons privés, mais un administrateur doit l'activer, et il limite certaines fonctions comme la recherche. La sécurité dépend beaucoup de la qualité du déploiement.
Zulip organise les conversations par sujets, ce qui en fait un outil apprécié des équipes techniques distribuées et des communautés open source qui travaillent sur plusieurs fuseaux horaires.
Point d'attention : Zulip ne propose pas de chiffrement de bout en bout. Il n'est pas conçu pour des échanges sensibles avec des interlocuteurs externes.
Nextcloud Talk ajoute messagerie et appels à un environnement Nextcloud existant, avec une intégration étroite aux fichiers et à l'agenda. Les appels sont chiffrés de bout en bout.
Point d'attention : les messages de chat ne sont pas chiffrés de bout en bout, et l'outil prend tout son sens au sein de l'écosystème Nextcloud plutôt qu'en plateforme de communication autonome.
Jitsi Meet permet d'organiser des réunions vidéo dans le navigateur, sans compte, et s'auto-héberge facilement. Le chiffrement de bout en bout est disponible, mais optionnel.
Point d'attention : ce n'est pas une messagerie complète. Il n'offre ni conversations persistantes ni outils de gouvernance d'entreprise.
Développé par l'éditeur français Linagora, Twake Workplace réunit messagerie instantanée, e-mail, partage de fichiers et outils collaboratifs. Son module de chat, Twake Chat, repose sur Matrix et propose un chiffrement de bout en bout à activer.
Point d'attention : son écosystème d'intégrations reste plus restreint que celui des suites établies.
Prosody et ejabberd sont des serveurs du protocole ouvert XMPP, utilisés pour construire une infrastructure de messagerie personnalisée. Ce sont des briques d'infrastructure plutôt que des produits prêts à l'emploi.
Point d'attention : le chiffrement de bout en bout dépend des clients utilisés (OMEMO), et l'interface, la gestion des identités et la gouvernance sont à construire.
Avant de présélectionner une solution, vos équipes sécurité, informatique et architecture doivent pouvoir répondre à ces questions.
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Questions du RSSI |
Questions de la DSI |
Questions de l'architecte d'entreprise |
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Le chiffrement de bout en bout est-il activé par défaut pour toutes les fonctions ? |
Quelle est la complexité du déploiement, de la maintenance et de la montée en charge ? |
La plateforme repose-t-elle sur des standards ouverts (MLS, Matrix, XMPP) ? |
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Qui contrôle les clés de chiffrement et les données ? |
Quelles ressources faut-il pour l'exploiter au quotidien ? |
Peut-elle se fédérer en sécurité avec des organisations externes ? |
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Les métadonnées sont-elles protégées, et pas seulement le contenu ? |
Quels modes de déploiement sont proposés : cloud de confiance, cloud privé, sur site ? |
Quel est le risque de dépendance à l'éditeur ? |
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Des audits de sécurité indépendants et récents sont-ils disponibles ? |
L'éditeur propose-t-il un support et des engagements de service pour les déploiements auto-hébergés ? |
Le déploiement est-il réversible si vous devez migrer ? |
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SSO, SCIM, journaux d'audit et politiques de conservation sont-ils disponibles ? |
Quel est le coût complet de possession, exploitation comprise ? |
Comment les invités et partenaires externes sont-ils identifiés ? |
Ajoutez une question propre au contexte français : l'hébergement envisagé est-il qualifié SecNumCloud lorsque la sensibilité des données le justifie ?
Le bon choix dépend de l'usage. Voici les principaux cas rencontrés dans les organisations soumises à de fortes exigences, comme les OIV, l'énergie ou la base industrielle et technologique de défense (BITD).
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Cas d'usage |
Besoin principal |
Ce qu'il faut vérifier |
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Communication de crise (cellule de crise, CERT, CSIRT, SOC) |
Un canal hors bande disponible quand le SI est compromis |
Indépendance vis-à-vis du SI principal, chiffrement de bout en bout par défaut, membres préparés à l'avance |
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Comex et codir |
Confidentialité des décisions stratégiques |
Aucun accès de l'éditeur ou de l'opérateur au contenu |
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Échanges avec les sous-traitants (BITD, OIV) |
Collaborer au-delà de l'organisation |
Fédération, accès invités, identification claire des membres externes |
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Équipes terrain (énergie, maintenance) |
Une coordination mobile fiable |
Applications mobiles sécurisées, usage multi-appareils, tenue sur réseaux instables |
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Équipes techniques et DevOps |
Intégration aux outils de développement |
Intégrations, automatisation, gestion des incidents techniques |
Les exigences propres aux industries critiques sont détaillées dans notre article sur la communication interne sécurisée.
L'open source apporte transparence, réversibilité et liberté d'hébergement. Il ne dispense pas de vérifier le chiffrement par défaut, la gouvernance, la protection des métadonnées et le coût d'exploitation. Le bon choix dépend de vos usages : un outil pour les équipes techniques n'a pas les mêmes exigences qu'un canal de crise.
Pour les échanges sensibles, privilégiez une plateforme qui combine code ouvert, chiffrement de bout en bout par défaut et hébergement de confiance, et élargissez la comparaison aux meilleures plateformes de communication sécurisée pour les entreprises. Wire sur Cloud Temple fait partie de ces options : une messagerie open source, chiffrée de bout en bout par défaut et déployée sur une infrastructure qualifiée SecNumCloud par l'ANSSI.
Avec Wire sur Cloud Temple, vos équipes disposent d'une messagerie chiffrée de bout en bout, déployée sur le cloud de confiance de Cloud Temple, qualifié SecNumCloud par l'ANSSI. Un espace de confiance pour vos échanges sensibles et votre communication de crise, à côté de vos outils habituels.
Principales fonctionnalités :
Plus de 1 800 organisations utilisent déjà Wire pour sécuriser leurs échanges. Découvrez leurs témoignages.
Ou contactez-nous pour voir comment Wire sur Cloud Temple peut répondre à vos exigences.